19/11/2018

Fiction ou réalité?

Fiction ou  réalité? Quand vous lisez un livre, vous préférez une histoire vraie ou un beau montage inventé?

Delphine de Vigan, avec "D'après une histoire vraie", a résolu la question. C'est, en quelque sorte, une autofiction. Jusqu'où va le vérité, quand commence l'invention? Personne ne le sait, sauf l'auteure. La frontière entre les deux genres est mouvante et indéfinissable. Paru en 2015, ce roman a été couronné par le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens et il vaut le détour. On vit les péripéties psychologiques de l'héroïne, ou plutôt de la victime, avec un intensité rare. Elle subit l'emprise manipulatrice d'une femme qui se dit son amie de lycée. Le doute s'insinue petit-à-petit, est-ce bien de Delphine qu'il s'agit? Ou d'une personne sortie de son imagination. On ne saura rien... L'auteur elle-même semble perplexe.

Quoiqu'il en soit, Delphine de Vigan vous emmène jusqu'au point final dans une atmosphère pesante et haletante. Vous avez l'impression d'être en apnée. Vous allez reprendre votre souffle à la prochaine page! Pas du tout, ce thriller à l'écriture assez tendue vous emporte dans des sensations et des émotions continuelles. Vous suivez le fil de l'histoire en priant pour que l'héroïne se réveille et éloigne cette maudite influence.

"Je joue avec le vécu, dit l'auteure dans une interview. Ce n'est ni une fiction, ni une autobiographie".

C'est carrément une acrobatie et une virtuosité littéraires. Le lecteur en reste pantois...

16:34 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

12/11/2018

Merci les CFF

Rentrant d'un séjour en Italie, nous montons dans le train près de Venise vers 17 heures. Impeccable de ponctualité le convoi part à l'heure. Saisis s'une petit faim, nous gagnons le wagon-restaurant. Là, on tombe  tout de suite dans la Swissitude. Peu de choix: salade de cervelas ou émincé à la Zurichoise. Va pour le cervelas, excellent d'ailleurs Pour le vin même choix restreint, la bouteille de Bordeaux est un peu contrastée avec les saucisses "chwuisses" . Mais les accompagne pas si mal en définitive.

Après des heures de roulement, Lausanne est en vue à 23 heures. Le train étant annoncé comme direct, nous ne bougeons pas jusqu'à ce que le haut-parleur nasille: "En fonction de travaux sur la ligne, le trajet se fait pas bus, etc..." Les non francophones ont dû se prendre la tête. Et les travaux? L'an passé déjà, le scénario était le même.

Nous étions rentrés avec un omnibus plein de jeunes en goguette. Bon, cette fois, ce sera le bus. Descente du train laborieuse à cause des marche très hautes et des valises très lourdes. Heureusement une rampe nous fait glisser sous-voie, mais il faut remonter. "A gauche, il y a des ascenseurs, annonce un employé prévenant." Pas un de ces engins marche. Il faudra se hisser sur les escaliers. Deux messieurs viennent à notre rescousse. Nous arrivons in extremis au bus et enfournons ns bagages dans le soute. A Genève, direction l'aéroport. Ah bon, il y a des passagers pour cette destination? Pas du tout, après quelques longs virolets, le chauffeur retrouve la route du lac. Il nous dépose devant Cornavin et aligne les valises sur le trottoir. Je récupère la mienne. Pas trace de celle de mon voisin... Il avait oublié d'ouvrir la porte de l'autre soute et a failli repartir avec ce précieux bagage. On l'a échappé belle.

Nous prenons un taxi avec un charmant chauffeur qui nous dépose devant notre porte vers une heur du matin, donc une heure plus tard que prévu! Merci les CFF.

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07/11/2018

Courage, fuyons!

Les Automnales, une manifestation bien sympathique où on peut boire, manger, sélectionner et comparer toutes sortes d'équipements. Une seul petit doute: il y aura beaucoup de monde et ça va être ardu de circuler...

Mardi après-midi, c'était tout le contraire: des allées vides et, corollaire, des vendeurs condamnés à l'oisiveté. L'oisiveté ? Pas tout-à-fait, car les rares potentiels clients sont interpellés, arnaqués, débusqués et assez violemment pris à partie, verbalement bien sûr, mais c'est néanmoins très gênant. Du côté du secteur de l'ameublement, impossible d'examiner tranquillement le stock. "Nos canapés vous intéressent? Vous pouvez les obtenir dans toutes les couleurs....." "Non merci, nous regardons, nous comparons et, le cas échéant, nous reviendrons." Et le vendeur de continuer sa litanie: "Nous sommes Imbattables sur les prix, nous vous livrons le tout et reprenons l'ancien..." "Merci, mais c'est non". Nous continuons notre progression et nous entendons derrière notre dos: "Gnagnagna, c'est toujours pareil! avec ces vieux!" Et encore plus fort, une vendeuse  nous barre la route :"Venez voir nos fauteuils, ils sont confortables et adaptés aux seniors. " Bon on n' a pas l'air d'avoir les 20 ans perdus de vue, il y a longtemps. Mais enfin toutes ces remarques peu flatteuses ne nous engagent pas à faire un achat, D'autant plus que les prix,  -30% durant le salon, ne sont pas convaincants. 5.000 francs pour un canapé deux places, en cuir d'accord...  Trop c'est trop. Excédées par ces interpellations incessantes et envahissantes, nous fuyons et différons notre envie de canapé. Ces méthodes agressives indisposent plus d'un chaland, car les stands sont pratiquement partout déserts.

Dans certaines autres parties des Automnales, le ton change et le climat aussi. On nous propose aimablement et poliment à visiter le stand et à découvrir les produits. Alors, nous nous arrêtons volontiers. Même si un achat ne conclut pas les échanges, nous recevons une carte avec les coordonnées du magasin.

Après ces déambulations, un arrêt gourmand s'impose.: des canapés, de foie gras cette fois, avec un verre de vin de Cahors. Point final!

10:59 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |