22/06/2017

Chaud devant...Frais dedans

soleil.jpgBon, on va pas se mentir: 36 degrés, c'est chaud-bouillant et rare sous nos latitudes. Rien que de lire ce chiffre, je me liquéfie. Il faut impérativement cajoler le jardin en arrosant par petites touches les plates-plantes et les légumes en devenir. Si possible avant que le soleil ne darde ses rayons puissants. Le thermomètre ne descend pas au-dessous de 26 à l'intérieur. Il va falloir que je m'installe au sous-sol, plus frais de 3-4 degrés.

Où trouver une peu de fraîcheur à part dans piscines surpeuplées? Dans les supermarchés pardi. Là, il règne une atmosphère propre à vous pousser à flâner entre les rayons et donc à favoriser la vente. Encore mieux, mais ce n'est pas à la portée de tout le monde: au service des urgences des Grangettes. Voulant préparer un plat de tomes et mozarella, j'empoigne une mandoline, vous savez cet instrument avec une lame affûtée comme un rasoir pour couper les tomates toute fines et  schlaf, je m'esquinte le bout de l'auriculaire qui se met à saigner comme âne qui pisse. A force de l'enserrer de pansements, d'ouate et même de papier de toilette, mes copines jugulent l'hémorragie. Un peu plus tard, l'état de la blessure est moche. Direction les Grangettes par une soirée étouffante et là, divine surprise, nous sautons dans une bulle de fraîcheur, de tranquillité et de sérénité. Après un temps d'attente raisonnable, jouissant toujours d'un climat délicieux, un docteur, non moins délicieux examine la plaie et la ferme en trois points de suture. Il faut alors, hélas, quitter cet oasis de fraîcheur. Mais j'y reviendrai le lendemain pour changer le pansement. Je ne vous conseille quand même pas de vous estropier pour bénéficier de telles conditions climatiques... Pourtant, réfléchisssez,

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13/06/2017

Elena Ferrante, l'auteure prodogieuse

ferrante.pngJ'aime beaucoup lire et on m'avait déclaré:" Elena Ferrante... Ennuyeux, long et plat". Long, certainement, mais passionnant et plein de rebondissements. Trois tomes parus jusqu'à maintenant: L'amie prodigieuse, le Nouveau nom, Celle qui fuit et celle que reste et, à venir, L'enfant perdue.

Oui, l'histoire d'un quartier archi-pauvre de Naples ne s'écrit pas en une centaine de pages, mais en trois livres pour l'instant de plus de 400 pages. Malgré la densité des ouvrages, j'ai été scotchée. Pour moi, pas possible de dévorer le tout sans une respiration. J'ai lu d'autres livres, plus légers en même temps. J'ai repris l'histoire de Lila et Elena, deux amies que tout oppose, sinon leur origine: l'une ouvrière dans une fabrique de saucisses et l'autre diplômée de l'école normale de Pise. Elles s'aiment, se détestent, se fréquentent beaucoup, se perdent de vue, se marient, divorcent... C'est la vraie vie de deux femmes immergées dans l'univers napolitain, issue d'un quartier identique. D'abord insouciantes, puis impliquées dans la politique et les études. Bref, je ne vous refais pas le livre. Il faut le découvrir par petites touches, les chapitres très courts le suggèrent d'ailleurs.

Une amie m'a dit: "Je n'aime plus beaucoup lire, je préfère vivre ma vie que celle des autres". Et bien moi, par ce matin de juin déjà étouffant, j'ai repassé des chemisiers en m'évadant avec Lila et Elena, ce qui a rendu ma tâche beaucoup plus légère. Vivre pleinement sa vie, ça c'est sûr, mais découvrir celle des autres est toujours enrichissant et distrayant.

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07/06/2017

Consommateur, on vous exploite

34169625-Pi-ces-d-auto-dans-le-chariot-magasin-pour-pi-ces-automobiles-Automobile-panier-boutique-Banque-d'images.jpgVous allez, comme moi, faire la plupart de vos achats en voiture et vous prenez soin d'emporter un cornet, objets  qui se font rares et chers dans les magasins. Vous garez votre titine après avoir pris votre ticket de parking et vous l'empochez soigneusement de peur de le perdre. Vous touillez dans votre porte-monnaie pour dénicher les deux francs du chariot. Vous zig-zaguez entre les rayons, déchiffrez le prix, la contenance et la composition des produits. Vous les disposez dans le chariot qui devient lourd et incontrôlable car il tire à gauche. A force de contorsions, vous parvenez à la caisse et vous alignez les marchandises sur le tapis roulant. Vous les rattrapez à l'autre bout et vous les glissez dans votre cornet. On vous indique le montant à payer, ce que vous faites bien volontiers!

Vous rejoignez le parking et transvasez le cornet dans votre coffre. Vous remettez le chariot dans la file de ses semblables, récupérez votre monnaie. Ce n'est pas fini, vous allez ensuite vous poster devant un appareil dernier cri pour régler le prix de votre parking. D'abord vous ne comprenez rien à toutes ces fentes et ces orifices bizarres. Un aimable consommateur vous  explique la manœuvre. Bon, ça marche. Vous reprenez votre voiture, glissez votre ticket dans la fente ad hoc sur le poteau de sortie. Vous rentrez chez vous et tout recommence, ouvrir le coffre sortir le cornet, mettre les commissions sur la table de la cuisine et les ranger à leur place.

Après, on vous dit: bougez, c'est bon pour la santé... Il faudrait plutôt faire du yoga pour éliminer la contrariété de ces courses obligées et répétitives. Un cornet plein à ras bord, c'est juste bon pour vous donner un tour de rein. Pensez-y!

 

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