14/09/2018

Sus au Maudet

Je l'écris, je l'écris pas? Tant pis j'y vais.

Pierre Maudet est condamné avant même d'avoir été jugé. Et cela traîne... et les médisants s'en donnent à cœur joie. C'est écoeurant. Un magistrat de talent qui travaille dur (et qui du coup est exigeant avec ses troupes), qui se dépense sans compter pour Genève est enseveli sous une foule de critiques toutes plus malveillantes les unes que les autres. Il me semblait que la justice avait deux plateaux. Dans ce cas, on a accumulé les accusations sur le " plateau coupable", tandis que l'autre restait bizarrement vide, voire très léger. Cet homme n'a ni tué, ni volé, ni même donné un coup de pied dans la fourmilière. Il a menti. OK, il l'a reconnu, s'est excusé. Il n'a en rien nui à l'Etat, à Genève et à ses concitoyens.

Une grosse bourde, des fréquentations trop axées du mauvais côté de la planète... Et si tout ça s'était passé avec Manuel Macron ou la délicieuse Angela Merkel. Tout le monde aurait applaudi : "Ah voilà un magistrat qui sait entretenir les liens diplomatiques." Mais, Pierre Maudet s'est trompé, ses fréquentations sont douteuses et ses (hyper) riches amis lui font des cadeaux, c'est plus que louche. Mais cet homme n'a pas trahi les loi, ni les institutions. Il a juste menti (et qui ne l'a pas fait?), ce qui a grandement irrité ses pairs. Tournons la page, Genève ne sort pas grandie de ces tribulations verbales et de ces anathèmes virulents. D'ailleurs qu'est-ce que ses détracteurs ont fait pour le bien de Genève: des gesticulations verbales qui ne laisseront pas un souvenir impérissable.

Je suis naïve et je suis loin de connaître toutes les données de la question, mais j'écris mon sentiment de révolte devant tant d'acharnement et mon opinion est certainement largement partagée.

 

16:02 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |

28/08/2018

Pauvres salades

D'accord, on mange peut-être trop de viande. Mais on ne "viole" pas les animaux, on les abat rapidement. On exploite le lait, la peau et tout le reste... Mais si on est anti-viande à ce point, il faudrait carrément  supprimer les vaches, les cochons, les chevaux, les moutons. Car d'une manière ou d'une autre, ils finiront par mourir! De leur belle mort? Pas sûr. Les veaux ne devraient pas plus boire au pis que le bébé téter le sein de sa mère. Là on ne parle pas d'exploitation, mais de "normalité". Bref on pourrait ergoter longtemps.

Et les salades? Je ne pas sûre qu'elles ne gémissent pas quand on les arrache et elles se lamentent encore sur les marchés. Mais le pire? Quand vous les assaisonnez, elles pleurent dans la sauce vinaigrée.

Et vos meubles en bois? L'arbre sanglote lorsque la scie du bûcheron entame sa peau, euh son écorce. Il fait un deuil douloureux quand on coupe ses branches, ses enfants chéris. Et dans votre salon, il se plaint encore en douceur de devoir habiter dans un endroit enfumé, qui pue l'humain et il est  blessé par les ondes vagabondes des appareils électriques et de la télévision.

Ah, on n'a pas parlé des poissons. Hissés de force hors de leur élément naturel, ils en meurent de stupéfaction.

Non, mais arrêtons d'exagérer et consommons de tout avec modération. La nature n'en sera que plus belle et les troupeaux plus florissants.

16:30 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

21/08/2018

Le vélo, c'est le pied

Je suis ardemment "pro vélo", mais pas à n'importe quelle condition... C'est un super moyen de locomotion, rapide (plus que les voitures engluées dans les bouchons), silencieux (au point qu'on entend pas assez souvent leur sonnette) et diablement écologique. Mais il faut tempérer. Comme automobiliste, j'ai une peur bleue de ces engins légers, virevoltant dans le flot de la circulation urbaine.  Ils arrivent inopinément (pas tous heureusement) à votre droite, à votre gauche et dans un  mouvement coulant se retrouvent à ras de votre capot. Vous freinez au risque de vous faire emboutir par un autre cycliste que vous n'avez ni vu ni entendu.

Bref, il faut être drôlement attentif pour cohabiter harmonieusement. Car, si une collision même anodine se produit avec un cycliste, vous dans votre grosse bagnole, comme un chevalier caparaçonné d'une armure, et lui, le cavalier sans protection, vous serez fautif  et perclus de regrets. Donc perdant. Alors oui, les pistes cyclables sont nécessaires et même indispensables, à condition qu'elles soient obligatoires quand elles existent. Car, le cycliste est par nature fantaisiste. Quand ça lui chante, il emprunte les passages piétons, il roule sur les trottoirs et flanque une trouille du diable aux autres usagers ou encore, il adopte gaillardement les pistes du bus. C'est vrai que c'est tentant, mais dangereux pour lui, comme pour les autres. On pourrait ergoter longtemps. Je dirais pour finir: place aux cyclistes, à condition qu'ils respectent les règles de la circulation et ne se mettent pas hors la loi.

18:21 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |