27/02/2018

Mettez-y le prix

Ce mois-ci a été décrété:"sans super-marché". Entièrement d'accord pour faire mes achats dans les petits commerces. Mais encore faut-il les trouver. Sur les Trois Chêne en tout cas, ils disparaissent inexorablement. Un marché modeste se tient (encore)le dimanche. Mais les prix... Des côtes de bette, deux artichauts, quatre œufs, deux poignées de rosette (belle salade verte), une tranche de fromage de brebis: 27 francs! c'est un marché de luxe. Alternative attrayante, le samedi matin à Gaillard, il y a des dizaines de stands qui étalent des marchandises de qualité  à des prix d'amis!

Autre exemple, pas moins parlant. Dans une boucherie du centre-ville, quatre cordons-bleus: 27 francs de nouveau. Alors qu'à deux pas de la frontière, le première boucherie rencontrée vous propose le même produit, en tout cas un tiers moins cher. Vous voulez continuer ? Aux Halles de Rive, cinq petites sucrines alignées dans un carton se paient 9 francs. Dans un super-marché franco-suisse, les mêmes  vous reviennent à 4,50 euros. Où est l'erreur. On va nous parler des frais généraux, des salaires, et tout le toutim qui diffèrent des deux côtés de la frontières. Bien sûr, c'est connu. Mais pour le consommateur, c'est ce qui sort de son porte-monnaie qui est important.

Autre alternative: se ravitailler chez le producteur, chez le maraîcher ou à la ferme. Dans certaines régions du canton, les Trois Chêne toujours, ces établissement se font rares et le dernier cultivateur du coin a vendu ses terrains à prix d'or. Vous n'allez pas prendre le volant et rouler des kilomètres pour quelques légumes. Ca coûte cher et ça pollue, pas écologique du tout... Donc, bon gré et surtout mal gré, vous vous rabattez, un peu honteuse et confuse, sur le premier super-marché à côté de chez vous. Un moment de honte est vite passé et devant la profusion de produits à prix "normaux" vous respirez de satisfaction.

Un mois "sans super-marché", c'est vite dit. Mais essayé, pas pu... Dommage.

 

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21/02/2018

Les abeilles travailleuses

Chacun connait les abeilles butineuses, mais peut-être pas les abeilles travailleuses? Commençons par la genèse (un bien grand terme pour du travail ménager). Donc, comme quelques dames d'un âge certain, vous profitez des services d'une femme de ménage au tarif "semi-officiel" de 25 francs de l'heure. Elle vous donne entière satisfaction. Mais tout-coup, elle annonce:" Ce sera désormais 30 francs." Tiens donc! 20% d'augmentation, sans justification. Le prix de la vie n'a pas bougé et la pénibilité du travail est resté le même.  Donc refus d'accorder ce bonus qui tomberait du ciel.

Mais tout de même, vous êtes bien embêtée. Alors vous cherchez une solution bis. Et vous tombez sur La Ruche, d'où les abeilles. Mais c'est quoi ça? Tout simplement une  association d'utilité publique qui travaille à la réinsertion professionnelle des personnes en situation de précarité. C'est-à-dire des chômeurs en fin de droit, des handicapés légers, etc. Personne ne les oblige, ce sont tous  des  volontaires, en majorité des hommes. Des hommes de ménage en quelque sorte.

Et encore bien plus que cela. Ces abeilles industrieuses débarquent avec leurs produits et leurs outils et, cerise sur le gâteau, elles sont polyvalentes . Planter un clou? Un jeu d'enfant.  Ramasser les feuilles mortes? Un plaisir ou presque. Rafraichir des peintures? Pourquoi pas? Nettoyer des dalles au karcher? Ca marche au petit poil.

Bref, grâce à La Ruche, les travaux ménagers et annexes qui vous pèsent sont résolus et en plus, vous aidez des personnes qui en ont bien besoin. Bien sur, ce n'est pas gratuit, mais les tarifs défirent toute concurrence.

 

Alors allez explorer du coté des abeilles, vous ferez de belles  rencontres et découvrirez des parcours de vie inimaginables.

 

associationlaruche@outlook.com

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08/02/2018

La saga des travaux

Votre intérieur a besoin de rafraîchissement? Pas de problème, vous appelez l'artisan  ad hoc. Mais c'est véritablement là que commencent les entourloupes, pas vraiment graves, mais qui prennent la tête. Le plombier est un homme en or, minutieux qui opère dans le calme, la bonne humeur et l'efficacité. Pensez-vous? Vous restez sagement à la maison pour l'accueillir. A l'heure fixée, rien! Vous laissez passer le quart d'heure de politesse, puis rappelez sur son portable: "Oh, je suis  bien embêté, j'ai eu une urgence: des WC qui débordaient". " Je veux bien, mais mon évier bouché, alors?" "J'arrive dès que je peux".

OK mon gars, je me tourne les pouces patiemment. Deux heures plus tard, évier toujours bouché et horizon désespérément vide. Rappel: "Oui j'arrive, mais il y a des bouchons et je n'avance pas." Enfin l'homme providentiel s'encadre sur le pas de la porte: "Alors où est le problème?" Et gaillardement, il attaque la tuyauterie. "Mince alors, saloperie de système, je n'ai pas les bons outils. Il faut dire que chez vous, c'est pas standard. Je vais chercher ce qu'il faut et je reviens vite." Vite, c'est en effet vite dit... Les minutes, les quarts d'heure coulent et vous voyez votre facture enfler, gonfler et déborder comme les WC cités précédemment. Comme vous ne pouvez pas cohabiter avec un évier bouché, il faut bien juguler votre énervement et accueillir en souriant le mec bardé d'outils. La réparation opérée, vous lui proposez un café espérant que cela influencera le montant de la facture. Il boit sa tasse à petites gorgées et jacte à qui mieux, mieux: ma famille ci, ma voiture ça, les collègues, la difficulté du métier, les clients qui ne paient pas, Ouille, nous y voilà. "Je vous enverrai ma facture"; conclut l'homme de l'art tout guilleret après sa dose de caféine. Et quand la douloureuse arrive, vous n'êtes vraiment pas surpris en bien. Il ne s'embête pas, le gaillard: Déplacements, déplacements-bis, heures passées sous le robinet...Et peut-être même le temps de boire un café...

Bof, tout ça pour dire que "mon" plombier (je l'affirme haut et fort) n'a rien à voir avec ce portrait décourageant. Mais en écoutant les récits des uns et des autres, je suis convaincue qu'il existe. Et comme il est indispensable, il a toujours du boulot.

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