13/06/2017

Elena Ferrante, l'auteure prodogieuse

ferrante.pngJ'aime beaucoup lire et on m'avait déclaré:" Elena Ferrante... Ennuyeux, long et plat". Long, certainement, mais passionnant et plein de rebondissements. Trois tomes parus jusqu'à maintenant: L'amie prodigieuse, le Nouveau nom, Celle qui fuit et celle que reste et, à venir, L'enfant perdue.

Oui, l'histoire d'un quartier archi-pauvre de Naples ne s'écrit pas en une centaine de pages, mais en trois livres pour l'instant de plus de 400 pages. Malgré la densité des ouvrages, j'ai été scotchée. Pour moi, pas possible de dévorer le tout sans une respiration. J'ai lu d'autres livres, plus légers en même temps. J'ai repris l'histoire de Lila et Elena, deux amies que tout oppose, sinon leur origine: l'une ouvrière dans une fabrique de saucisses et l'autre diplômée de l'école normale de Pise. Elles s'aiment, se détestent, se fréquentent beaucoup, se perdent de vue, se marient, divorcent... C'est la vraie vie de deux femmes immergées dans l'univers napolitain, issue d'un quartier identique. D'abord insouciantes, puis impliquées dans la politique et les études. Bref, je ne vous refais pas le livre. Il faut le découvrir par petites touches, les chapitres très courts le suggèrent d'ailleurs.

Une amie m'a dit: "Je n'aime plus beaucoup lire, je préfère vivre ma vie que celle des autres". Et bien moi, par ce matin de juin déjà étouffant, j'ai repassé des chemisiers en m'évadant avec Lila et Elena, ce qui a rendu ma tâche beaucoup plus légère. Vivre pleinement sa vie, ça c'est sûr, mais découvrir celle des autres est toujours enrichissant et distrayant.

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25/04/2017

les seniors au vert...

 fleur.png                                                                                                                                                                         Les seniors, enfin ceux qui sont encore assez verts, sont invités à se mettre au...vert, justement. Et pas au verre, ne pas confondre. En effet, Le Service des Espaces Verts sous la direction de Daniel Oertli propose d'empoigner sécateur ou autres outils de jardinage pour contribuer à l'embellissement de la verdure urbaine et des parcs. Au programme des travaux légers: pas de pioche, ni de bêche à l'horizon. Nettoyer les plates-bandes, couper les fleurs fanées ou encore éliminer les branches mortes. Chacun devrait trouver un boulot correspondant à ses aspirations et à ses capacités.

Cet automne: opération crocus. Les intéressés sont appelés à enfouir des centaines d'oignons de crocus dans les parcs. Une tâche peu contraignante, puisqu'il faut juste enfoncer l'oignon dans la terre. Autre initiative intéressante: les riverains d'une artère boisée et peut-être fleurie pourraient devenir les parrains de la verdure de leur rue en la bichonnant et en veillant à sa bonne santé et à sa belle tenue.

Les projets verts collectifs devraient aussi essaimer dans les communes voisines. Ainsi en devenant les acteurs de l'entretien de la verdure de leur environnement, jeunes et vieux en seraient responsables en partie. Ils allégeraient aussi, dans un  deuxième temps,le travail des professionnels toujours très sollicités dans ce cadre-là.

Les maux de dos, les genoux qui couinent, la nuque qui grince? Des empêchements ? Pas forcément, chacun devrait trouver les gestes à sa mesure et des travaux à sa convenance. Seniors, on vous fait une fleur. Ce  sera peut-être la première d'un beau bouquet.

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21/04/2017

Merveille des impressionnistes

rose2.JPGLa Fondation de l'Hermitage à Lausanne a réussi un coup magistral en organisant une exposition des tableaux de la Fondation Bürhle. L'industriel zürichois a réuni, le siècle passé, une pléiade de peintures impressionnistes et post-impressionnistes, Ces œuvres magistrales sont à contempler pour quelques mois à Lausanne. Elles iront au Japon, puis rejoindront le Kunst Museum du bord de la Limmat.

Si on peut se poser des questions sur l'acquisition parfois pas très catholique de certaines pièces de la collection, elles n'en restent pas moins exceptionnelles et extraordinaires. Car où trouver rassemblées en un seul lieu des toiles aussi rarement montrées au public.

Les salles de l'Hermitage conduisent le visiteur des jardins enchantés de Monet et de Renoir aux délicats portraits tout en finesse ce de dernier (photo: jeunes filles au chapeau). Le semeur de Van Gogh côtoie une belle dame en bordure de rue de Pissarro. Le jeune homme au gilet rouge de Cézanne trouve un écho dans la femme couchée de Modigliani.

Ces peintures et toutes les autres sont si attirantes qu'on a de le peine à passer de l'une à l'autre et qu'un deuxième passage (ou plus) s'impose. Comment ne pas aimer ces couleurs parfois tendres et chatoyantes et parfois plus affirmées. Ces coups de pinceaux légers ou carrément  appuyés. Pas spécialiste de l'art pour un sou, je me promène avec grand bonheur dans ces cimaises.

Et ce n'est pas tout. Le regard peut encore se tourner vers les fenêtres de la maison où une vue tout aussi impressionniste s'encadre: le jardin de la Fondation avec ses plantes printanières et la vue au loin sur le lac surplombé de montagnes toutes bleutées dans la brume. Nourris d'art, nous dévalons au bord du lac pour ingurgiter un bon poisson surgi des eaux toutes proches. Puis regard et estomac repus, nous rentrons, un peu à regret.

Reportage au téléjournal samedi 21 avril à 19h30

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