09/02/2017

La La Land, une bleuette en technicolor

Belles couleurs, une musique agréable, du mouvement, des acteurs qui se démènent... La La Land n'est pourtant pas convaincant. Tout aurait pu réussir. Il manque cependant... Quoi? le talent, la fougue, l'inspiration, un peu de folie?


L'idée de la renaissance de la comédie musicale a séduit plus d'un spectateur, mais à voir les mines un brin déconfites et les yeux éteints à la sortie du film, on a tout de suite compris que la réussite n'était pas au rendez-vous. Oh ce n'est pas un spectacle désagréable, loin de là. Une histoire d'amour (ette) sur fond de musique, la quête du succès pour une chanteuse et un pianiste, leur lente montée en puissance, mais sans atteindre la plénitude, ni de l'amour, ni de la gloire. Et c'est peut-être ça qui est le plus décevant. Les deux artistes restent moyens et semblent se contenter de performances contenues. On a l'impression qu'ils pourraient faire mieux. Ils travaillent, ils paraissent jouer à fond selon leurs possibilités qui sont, comment dire, non pas banales, mais trop tièdes. On aurait aimé une musique moins conventionnelle, des airs moins gentillets. Bref, une histoire un peu plus musclée ou tout au moins plus rebondissante et de la musique plus enthousiasmante.

Il faut quand même saluer Ryan Gosling qui joue du piano avec brio, lui dont ce n'est pas le métier et Emma Stone, chanteuse débutante, sortis de leurs rôles habituels. On aurait aimer les applaudir des deux mains... Une autre fois peut-être?

10:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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