06/10/2017

Examens médicaux superflus

Le coût de la santé...! Et son corollaire: l'augmentation des primes maladie. La faute à qui? A nous les patients, bien sûr. Assis sur notre confort, nous faisons un pet de travers et tout de suite, nous consultons. Le diagnostic est vague et pas vraiment convaincant? Alors vite une radiographie. Pas assez parlante, elle est complétée par une IRM, suivie peut-être d'un scanner. Ces appareils sophistiqués coûtent une fortune et pour amortir ces sommes énormes, il faut les utiliser un maximum. Dans ce contexte, personne n'est coupable. Le médecin souhaite préciser son ressenti et c'est tout à son honneur. Le "client", lui perdu dans les termes médicaux que la lecture d'Internet lui a inculqués, se croit déjà à l'agonie. Alors les examens approfondis mettent tout le monde d'accord et posent un diagnostic plus précis et souvent beaucoup plus rassurant. Mais tout ça a un prix: les assurances maladie paient les factures souvent sans problèmes.

Mais pourquoi, les habitants de Schwytz dépensent moins pour la santé que ceux de Genève. Ils ne jouissent certainement pas d'une santé de fer. Mais dans ce canton, il n'y a pas d'hôpitaux universitaires, ni de cliniques sophistiquées et sur-équipées. Alors, les examens sont moins courants. Et pourtant, la mortalité n'y est pas plus élevée que chez nous.

Mammographie, gastroscopie, et autres joyeusetés y sont certainement moins pratiquées... Alors que faire?

Bannir ces pratiques onéreuses? Pas-du-tout, mais réfléchir un peu plus à leur véritable nécessité. Tout le monde n'en sera pas médicalement pénalisé et votre assurance vous dira (peut-être) merci. Mais les coûts de la santé pourraient diminuer, ce qui ne déplaira pas à votre porte-monnaie.

17:43 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Excellente réflexion qui mérite d'être considérée sur différents plans!
Commençons par "assis sur notre confort". De quel confort s'agit-il? D'une sensation superficielle sans doute car si elle était profonde, le patient percevrait de quoi il s'agit et saurait corriger bien des déséquilibres.
S'il en reste au confort général, c'est aussi parce que la médecine conventionnelle offre facilement un médicament pour faire disparaître un symptôme.
Ce que je déplore, c'est que le patient s'entendra aussi dire "si ça ne fait pas d'effet, revenez me voir" Ainsi donc, on cherche à gommer le symptôme et non pas à capter le signal qu'il donne d'un déséquilibre corporel.
De cette observation ressort le fait que médecins comme patients ont de moins en moins développés leurs sensibilités, tant sensorielles qu'affectives pour capter à quel niveau se tient le conflit signifié par le symptôme.
De là, on préfère des examens "plus sûrs". Je me souviens de mon facteur qui avait quelques signaux cardiaques. Il lui a été prescrit pour 8000 F d'investigation pour n'apporter aucune signification à ses symptômes. Si le médecin avait su faire une analyse globale de cet homme plein de bon sens, il aurait mieux senti dans quel contexte et à quel niveau de profondeur se situait l'interpellation physique.
Avant d'être des corps de chair, nous sommes des êtres animés par des énergies. Il est facile de le comprendre puisque quand le corps n'est plus animé, il devient cadavre et n'a plus d'existence terrestre. Ainsi, les premiers signes avertisseurs d'un déséquilibre corporelle se manifeste déjà dans la dimension énergétique. Imaginons que nous sommes des corps émetteurs-récepteurs avec de nombreuses longueurs d'onde. Certaines médecines alternatives savent bien les percevoir, comme la médecine traditionnelle chinoise. Les praticiens de telles médecines savent diagnostiquer des désordres avant qu'ils ne s'incarnent (verbe qui signifie "entrer dans la chair") et ont différents moyens pour les corriger.
Donc la sensibilité de ces thérapeutes n'a pas besoin d'appareil sophistiqué dans tous les premiers degrés des maladies.
L'autre problème aussi qui ressort des appareils conçus par la science stricte, c'est que s'ils n'explicitent pas un problème, le patient pourra s'entendre dire: "vous n'avez rien" , ce qui le renvoie à sa solitude et son ignorance de lui-même. De plus, la réponse n'a rien de scientifique puisqu'elle devrait être : "sur ces clichés, nous ne voyons rien". Grande différence!
Utiliser des appareils revient toujours plus cher que de développer les instruments merveilleux que sont nos sens, concrets et subtils.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/10/2017

Excellent article et comment faire pour moins courir chez le médecin agir comme nos grands parents c'est à dire ne pas s'apitoyer sur soi et fuir le plus possible les images et textes polluant notre cerveau et par là même nos intestins
On n'ose à peine imaginer le travail du tube digestif qui pendant notre sommeil devra disséquer toutes les lettres et images restées imprimées dans notre subconscient
On est entrain de fabriquer un monde de névrosés de l'alimentation car à trop analyser les aliments ,nos gestes et pensées finissent par se retourner contre soi et on devient l'ami du mauvais qui trop souvent mentionné fini par s'installer en nous
Bonne journeé

Écrit par : lovejoie | 08/10/2017

Les habitants de Suisse centrale utilisent sans doute un peu moins ... internet pour savoir ce qu'ils ont réellement où sur certains sites vous pouvez faire de multiples tests qui vous conduiront directement chez un spécialiste qui lui sera très heureux de facturer ... une urgence qui en réalité ne le sera pas !!! :-)))

C'est sans doute ceci une partie de la réalité des coûts exorbitants, des examens inutiles mais comment la faire reconnaître sans passer pour une personne complètement larguée, n'étant pas sur les réseaux sociaux ?

Écrit par : Marie | 08/10/2017

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