02/11/2017

Proches aidants: vocation ou obligation

Le conseiller national Jean Christophe Schwaab quitte la politique parlementaire pour s'occuper de son fils atteint de trouble du développement. C'est une décision qui mérite d'être saluée. Mais elle ne doit pas masquer les centaines de proches aidant qui oeuvrent dans l'ombre et souvent dans la peine et le désarroi. Schwaab a eu le choix. Sa femme continue d'exercer la médecine et le couple ne manquera pas de moyens.

Moi, je pense à toutes les femmes et les hommes qui accompagnent, parfois de longues années, un conjoint dont la santé se dégrade petit à petit et dont les revenus sont modestes. Ils ne font pas la une des journaux, mais agissent dans la discrétion et le plus parfait anonymat. Oui, ils sont aidés par l'IMAD, le service de soins à domicile, parfois par l'assistante sociale de leur commune, rarement par le pasteur ou le curé de service. Les visites des amis soulagent temporairement le couple, mais elles se font rares.

Alors ces proches aidant, d'ailleurs plus souvent l'épouse que le mari, ne comptent ni leurs heures, ni leur peine. Ils ne se plaignent pas, mais jugent leur assistance normale. Ils s'épuisent souvent, car la tâche dure de longues années. Ils vieillissent, perdent un peu de leurs forces, mais ne lâchent pas prise. Ils ne demandent rien à la société et cherchent seuls des solutions aux multiples problèmes qui se posent quotidiennement. Ceux-là mériteraient, non pas un article dans le journal, ni une médaille, mais un soutien moral et financier de la part des autorités ou des nombreuses associations qui s'occupent des personnes âgées. On vous répondra: "Si vous voulez de l'aide, il faut la demander". Oui mais où et de quelle sorte? Bref, la question est délicate, voire difficilement soluble. Alors, proches aidant, soyez bénis, ne perdez pas courage et finalement ne comptez que sur vous mêmes.

09:16 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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