27/11/2017

Belle-Idée et les requérants

Pas de chance... La commune de Thônex voit son recours contre le projet de centre de requérants à Belle-Idée rejeté par La Cour de justice. Un recours des voisins connait le même sort. De qui se moque-t-on? Dans une zone villa, qui devrait à terme être classée en parc public et en zone agricole, on implante quatre bâtiments en bois sur trois niveaux de quarante mètres de long. Soi-disant pour une durée de seulement dix ans. Mais on connait ces constructions provisoires qui n'en finissent pas d'exister. Et le prix: 20 millions! Alors qu'on lime sur tous les budgets et qu'on prive bien des institutions d'intérêts publics de subventions. On n'est pas à une contradiction près.

De plus, il y a deux poids, deux mesures. A Onex, un projet de centre de requérants a été abandonné, car estimé non-conforme au plan localisé de quartier. On se pince; pourquoi à Thônex dans une zone villa promise à passer en parc public et zone agricole, on autorise ce qui est refusé ailleurs.

Est-ce que la coexistence de 370 migrants avec les patients d'un hôpital psychiatrique est vraiment une bonne chose. Ces deux populations sont-elles compatibles?

Et la commune verra ses charges augmenter, car la voirie, les dessertes et les bâtiments scolaires viendront gonfler son budget. Et enfin, peut-être dernier argument: le flot des réfugiés est en train de diminuer, donc même avec des centres qui vont fermer, il devrait y avoir assez de place. Trop de prévoyance n'est pas souhaitable, elle risque d'être inutile.

Héberger des migrants près de chez soi.? Pas de problèmes, mais pas autant et pas avec tant d'emprise sur un terrain promis à la verdure

15:46 Publié dans Thônex | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

23/11/2017

L'automne fatigue

L'automne amène une certaine lassitude. Je sens une réelle fatigue ambiante et mes vertèbres couinent plus que d'habitude. Après un flamboyant été indien, les brumes et la froidure nous rattrapent. Normal, c'est de saison, mais la transition est sèche. De plus, il faudra encore patienter jusqu'au printemps pour retrouver douceur et clarté. Rien à faire d'autre que d'attendre sans trop se morfondre. La voiture a besoin de pneus neige. Il va falloir s'emmitoufler de bonnets, manteaux, gants fourrure et cache-nez... Non, tout de même, on n'est pas chez les Inuits.

Tout de même, il y a de belles compensations, à commencer par la Fête de l'Escalade, avec ses cortèges enluminés, Noël paré et empaqueté. Puis les petits gueuletons de fin d'année, tous meilleurs les uns que les autres. Et on continue par les Rois où sont sacrés les plus chanceux.

Et le printemps s'avance sur la pointe des pieds: modestes perce-neige, fières jonquilles et narcisses, peureux crocus et pour finir tulipes multicolores. Donc, il n'y a vraiment pas lieu de se lamenter. Mais quand le spleen vous enveloppe sans avertissement, mieux vaut oublier, si  possible, la saison et le temps morose. Comment? En sautant dans un bon livre, en se promenant sous les arbres dépouillés, avec une petite agape avec des amis. Et de manière générale avec tout ce que vous aimez faire. Prenez le temps et peut-être quelques vitamines. Bonne chance!

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15/11/2017

Le fléau de la maltraitance

Présente dans beaucoup de secteurs la maltraitance est souvent passée sous silence. le Dr Nadir Boumendjel, spécialisé en gériatrie, a bien étudié la question et il tire la sonnette d'alarme. 4 à 5% des personnes âgées sont maltraitées en communauté et 10% le sont dans les hôpitaux et EMS; ce qui donnerait à Genève un total de 3 à 5000 personnes. On ne parle pas (toujours) de coups ou d'insultes, mais d'actes plus insidieux comme la malveillance ou la négligence, les harcèlements de toute nature, la crainte et le chantage. Mais encore les omissions, l'oubli d'apporter toute l'attention requise, le non-respect de l'intégrité physique... La liste est longue. Les patients dans les EMS sont vulnérables et ils dépendent du bon vouloir de l'ensemble du personnel. De plus, souvent les victimes ou leurs proches redoute d'en parler de peur de représailles.

Le docteur Boumendjel est formel: "il y a obligation de signaler  ces conduites répréhensibles, c'est un devoir de protection et un acte citoyen. En cas de doute, parler avec une personne de confiance. Le laisser-aller est  une forme de négligence et est assimilée à la maltraitance."

Pour les auteurs de tels actes, les conséquences seront lourdes. Au civil: dommages et intérêts; au pénal: peines pécuniaires et privatives de liberté. Ou plus encore, retrait à l'EMS le droit de pratiquer.

09:48 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |