12/12/2017

Papier ou numérique

Il n'y aura finalement pas de guéguerre entre les livres imprimés et les éditions sur tablette numérique- C'est en tout cas ce que les professionnels affirment, libraires en tête. Et finalement, je suis  bien d'accord avec eux.

La tablette est pratique, elle peut contenir plusieurs titres, un avantage en voyage ou en vacances . On peut oublier le poids des mots dans les valises et se régaler de différents ouvrages sans vergogne. Mais en pleine lumière, sur la plage, sous un parasol ou au bord de la piscine, la lecture n'est pas toujours agréable. De plus  les dernières parutions, les prix Goncourt et annexes sortent avec pas mal délais.

D'accord l'exemplaire papier est lourd, surtout quand il s'agit de pavés, comme il en sort beaucoup ces temps-ci. Il encombre et appesantit les bagages. Mais rien ne vaut l'odeur du papier, son toucher et son maniement.

Vous allez en librairie, vous humez l'air du temps, déchiffrez les titres, reconnaissez un auteur au passage. Surtout vous pouvez prendre le livre pour le feuilleter (avec précaution) et le reposer. Puis vous passez au suivant. Ces opérations vous font déjà plaisir et vous donnent un avant goût du bonheur que vous aurez  lire.

Devant tant de tentations, vous êtes incertain, hésitant et vous faite appel au  libraire . Il vous oriente, répond à vos questions et vous recommande parfois tout autre chose, ce qui vous surprend. Mais il a bien compris vos envies et vos intérêts. Arrivé à la maison, vous vous félicitez de votre choix. En plus d'avoir acheté un bon bouquin, vous avez discuté, communiqué et, peut-être, débattu avec un professionnel passionnant. Vous retournerez avec enthousiasme dans ces rayons si pleins de tentation. Ce qui de toute évidence n'est pas la même démarche quand vous acquérez un livre d'un clic. Encore un truc, tout personnel. J'aime beaucoup lire au lit avant de m'endormir. Avec un livre sous la lumière de l'abat-jour, je me sens comme dans un cocon...Qui dit mieux?

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10/12/2017

Coupable?

 Philippe Jaenada a reçu le prix Femina pour son roman " La Serpe" . Pour découvrir cet écrivain, j'ai lu "La petite femelle" , écrit auparavant. Un pavé de 721 pages... On hésite à le commencer: trop long, écriture dense, peu de dialogues! Un peu rédhibitoire certainement. Mais une fois lancée dans la découverte, car c'est bien de ça qu'il s'agit, c'est comme si on avait attrapé la grippe. On devient un peu fiévreux, avec des hauts, des bas, des accès  de découragement et des montées de températures irrésistibles. L'histoire retrace la chute de Pauline Dubuisson, une jeune femme très belle, calculatrice, arriviste, avec une indéniable frénésie de sexe, à commencer par les boches, avant d'arriver au jour fatal où elle tue son amant. Un jeune homme bien sous tout rapport. Les journaux en font leurs choux gras, les commissariats regorgent de rapports, contre-rapports, témoignages vrais et fausses vérités.

Alors dans cet énorme fatras, Philippe Jaenada suit Pauline et ses proches pas-à-pas à l'aide de documents toujours vérifiés. Il investigue avec une minutie quasi obsessionnelle et bienveillante le parcours incroyable de cette jeune femme, condamnée avant d'avoir été jugée. A-t-elle tué de sang froid, était-ce un acte prémédité. Elle a toujours affirmé qu'elle voulait se suicider et qu'un geste malheureux de son amant a fait se retrouner l'arme contre lui... Personne ne peut vraiment le savoir.

Tout se ligue contre elle. et c'est cette descente aux enfers qui est narrée par l'écrivain, avec des pointes d'humour, une autodérision toujours présente et des digressions bienvenues.

Je n'ai pas encore fini l'histoire, mais elle trop bien et écrite de manière trop originale pour que vous la loupiez.

Une écriture fluide, une reconstitution chirurgicale et un fait divers somme toute trivial en font un roman fort et marquant.

Philippe Jeanada a suivi un le même schéma pour " La Serpe" , un meurtre réel à coup de .... Qui est le vrai coupable?

 

 

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15/08/2017

Petit musée deviendra grand

Le musée du Léman à Nyon est modeste par ses dimensions, mais riche de par son contenu. Sauvetage, plaisance et fêtes de la navigation, régates et bateaux à vapeur, vieux gréements et histoire des barques. En peu de temps, vous découvrez tout ce qui fait la richesse et l'intérêt du Léman. Si on y ajoute une salle consacrée aux Piccard et à leurs formidables innovations, vous obtenez un beau panorama de votre lac favori. Il ne faut pas oublier les collections vivantes: de grands aquariums présentant les divers milieux aquatiques et leur faune piscicole. Même une silure de belle envergure vous fera de l'œil.

Qui dit lac, dit baignade. Une exposition temporaire, baptisée évidemment "Plouf", relate avec humour l'épopée (parfois burlesque) du barbotage dans le Léman. Mais ce musée n'a pas l'intention de stagner et de devenir poussiéreux. Une fondation présente le projet Noviodunum pour l'agrandissement des lieux."Grâce à cette extension, le musée sera mieux adapté aux missions éducatives et scientifiques d'aujourd'hui. Les collections seront mises en valeur et le public accueilli dans de meilleures conditions", dixit le syndic de Nyon, Daniel Rossellat.

Devisé à 36 millions, le projet est ambitieux et enthousiasment. Oui, mais pas pour tout le monde. Une opposition, une seule, freine le processus. Elle émane d'un voisin... Alors voilà, comme souvent les intérêts privés menacent les intérêts publics ou du moins retardent leur réalisation. Souhaitons qu'un terrain d'entente soit trouvé assez vite, car les travaux sont planifiés en 2017 et 2018.

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