24/01/2018

Proches aidant

Franchement! Les proches aidant seraient valorisés par un "petit salaire" ? J'en doute fortement pour avoir joué ce rôle pendant de nombreuses années. Bien sûr qu'une somme même modique est toujours bonne à prendre. Mais dans le cas particulier, c'est plutôt une aide morale, une présence ponctuelle et des encouragements amicaux qui seraient nécessaire et qui feraient du bien.

J'ai suivi plusieurs séances de diverses institutions toutes pleines de bonne volonté à établir un rapport de "faisabilité" et de coûts éventuels. Là où il aurait été bienvenu d'agir, on se contentait de cogiter interminablement et de remuer le problème dans tous les sens. Les proches aidant sont tout dévoués, souvent à leur conjoint. Ils sont pleins de bonne volonté, consacrent leur temps, essayent de mettre un peu de bonne humeur et de gaieté dans les relations avec "l'aidé". Mais il y a des limites. Et le temps est un redoutable ennemi. A mesure que les mois, voire les années passent, la fatigue s'installe, la bonne volonté s'use. Parfois les relations se détériorent et atteignent certains jours un paroxysme. On en vient à se détester, à se demander pourquoi on en est arrivé là. Puis tout se calme et on repart pour un tour. Heureusement, qu'on peut compter sur l'Imad et ses interventions régulières aussi utiles pour le moral que pour les soins.

Bref, à mon avis ce n'est pas un "salaire" qui va améliorer la situation, mais un vrai soutien psychologique, comme les ecclésiastiques, par exemple, en apportaient autrefois. Et de grâce, arrêtons les palabres qui retardent tout processus et passons à l'acte. Les proches aidant devraient pourvoir se confier à une personne capable de les comprendre et de soutenir. Un membre de Sénectute  ou d'une autre association proche des seniors.

Je n'ai pas la solution, mais dans mon chemin de proche aidant, j'aurais bien aimé avoir une oreille attentive pour déverser régulièrement mes soucis er pouvoir ainsi recharger mes batteries.

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07/01/2018

Merci les corneilles

On ne devrait pas nourrir les oiseaux, car cela les affaiblit et ils comptent alors trop sur l'humain pour trouver leur pitance, qui se trouve dans la nature, même en hiver. Peu de gens suivent cette recommandation et moi en premier. J'ai pour voisin et habitué des lieux un couple de corneilles, bien noires et très peu bavardes.

Quand j'ouvre le store de la cuisine à potron-minet, tranquillement, perchées en face sur le fil du téléphone, elles scrutent mes mouvements. On se salue poliment et silencieusement. Selon les matins, je leur jette des quignons de pain, des couennes de fromage ou des débris de viande. Elles se concertent et planent paresseusement pour picorer le pain ou alors foncent comme des obus sur les produits fromagers et carnés. Elles déambulent avec gravité parmi la victuaille et choisissent avec soin le morceau qui leur convient. Mais ces bestioles ne sont pas sectaires, elles goûtent tout autant les pâtes et le riz. Donc, chez moi pas de restes qui traînent dans le frigo et pas de scrupules à ne pas finir un plat. Là dehors, ils a des amateurs affamés.

L'été quand on mange sur la terrasse, elles se perchent sur le bouleau voisin, attendant avec une patience infinie les restes. Toujours en silence, sauf parfois un "clop-clop-clop" rythmé, ces deux corneilles m'entourent de leur présence bienveillante. Pas belliqueuses du tout, elles n'empêchent pas les autres volatiles de venir picorer leur part. C'est ainsi que mésanges, moineaux, pies et même rouges-gorges sont réunis autour d'un repas providentiel.

Lorsque je m'absente quelques jours, pas de récriminations, mais une présence immédiate, amicale (je me fais des idées, c'est sûr)et intéressée, c'est normal. Mais au moins quelqu'un m'attend et c'est parfois bien sympathique, même si ce sont des corneilles.

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18/12/2017

Le baron tzigane

De la musique, du mouvement, des chœurs, de belles mélodies... Tout ça sur la scène de l'Opéra des Nations pour la représentation du Baron Tzigane de Johann Strauss. Il faut ajouter que le public, dimanche en fin d'après-midi, était enthousiaste et n'a pas ménagé ses applaudissements. Alors quand je lis la critique de Rocco Zacheo dans la Tribune de de lundi, je me pince. Avons-nous vu le même spectacle? Apparemment pas. "Costumes quelque peu ridicules. Numéros d'un goût parfois discutable. Gags scéniques éculés. Mauvais enchaînements. Espaces dangereusement vides dans la succession des tableaux. Flottement sur la qualité musicale de la production...." Et j'en passe. Je ne suis, mais alors pas du tout, spécialiste en opérette. Mais quand la musique est plaisante ( et celle de Strauss l'est tout particulièrement), l'orchestre magnifique, les costumes épatants et les voix belles, que demander de plus? Et ce n'est pas l'avis d'un "spécialiste" qui va gâter mon plaisir, ni celui des centaines de spectateurs étagés dans les rangées de l'Opéra.

On peut critiquer (c'est même souvent positif), corriger, reprendre. Mais la critique de lundi relevait plus d'une entreprise de démolition émanant d'une personne frustrée que d'une réelle et constructive critique. Bon chacun son truc. A moi le contentement et le bonheur (peut-être béat) de passer un moment exceptionnel; au journaliste la tâche d'écrire son article et de détecter toutes les imperfections.

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