15/05/2017

Eux chez nous...

Le domaine de Belle-Idée, lieu dédié depuis longtemps à la psychiatrie, va accueillir sur ses terres 367 migrants. Beau et généreux geste. Oui mais... Les  riverains et de manière plus large les habitants, des Trois-Chêne se posent  des questions. Regroupera-t-on des familles ou des célibataires? Que feront ces gens toute la journée dans un endroit certes bucolique, mais éloigné de tout centre villageois et commercial? Quelle école les enfants fréquenteront? Puisque le site est sur une ligne de bus, comment se passeront les transports parfois bondés lors des heures de pointe. Combien de temps durera cette occupation. Est-ce que la promiscuité Hôpital psychiatrique et personnes déplacées est judicieuse?. Bref, cela s'agite sous les calottes crâniennes. Er le sempiternel "pourquoi chez nous et pas chez les autres" refait régulièrement surface. L'accueil d'accord, on est généreux pardi, on veut contribuer au bonheur de la planète, mais sans en pâtir de la moindre façon.

Le scénario n'est pas nouveau. Hébergés sous l'Hôpital des Trois Chêne (ex-hôpital de gériatrie) des migrants ont causé quelques soucis aux infirmières lors du changement d'équipe de nuit. On n'en parle pas, car pas politiquement correct. Mais on sait bien que partout où il y a rassemblement humain, il y a des couacs. Tout le monde n'est pas beau et gentil. Elémentaire. Posons-nous la question à l'envers. Si on nous propulsait dans un pas étranger dont on ne connait ni la langue, ni les coutumes, comment nous comporterions-nous. N'y aurait-il pas aussi des moutons noirs parmi nous?

09:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

01/05/2017

Tablette ou livre?

livre.jpgEn marge du Salon du livre qui connait, année après année, beaucoup de succès, on ne peut que constater la solidité du bastion de l'édition écrite. La tablette a certes ses adeptes, mais ils demeurent souvent bi-lecteur: sur écran et sur page imprimée. A mon avis, rien ne vaut un bon pavé. Il a des odeurs, des couleurs et de l'épaisseur. Il se feuillette en avant et en arrière. Il se laisse, se reprend, se macule de confiture quand vous le dévorez au petit-déjeuner, engloutit les miettes de votre tartine. Il s'humanise quoi!

La tablette est bien plus pratique, diront ses adeptes. Légère, elle contient des dizaine d'ouvrages, se laisse emmener en vacances sans plomber votre bagage. Vous choisissez vos titres, sans bouger de chez vous. Et surtout, elle est économique... Je veux bien. Mais se balader dans une librairie n'a pas d'équivalent informatique. Les rayons regorgent de tentations. Tant pis pour vos finances. Vous éprouvez du plaisir à payer le bouquin, à le renifler. C'est plus "sensuel".

Pourtant, l'auteur ne reçoit que des miettes pour son travail, alors que toute la chaîne, de l'imprimeur au distributeur est largement rétribuée. Sur tablette, il est mieux payé. Alors que choisir? Vaste dilemme.

21:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

23/04/2017

Les bouchons, connais pas...

imagesY8FUCCRZ.jpgLes vacances sont finies, mais elles sont en partie bousillées par les nombreuses heures d'attente dans les bouchons de retour. Une calamité qui se répète d'année en année. Le Touring et les polices des divers cantons concernés donnent pourtant des conseils avisés, mais les vacanciers n'ont font qu'à leur tête. Ils doivent quitter leur pension méditerranéenne à 10 h pile, ils replient leur tente très tôt, mais elle fait de la résistance, ils embrassent leur famille du sud des Alpes dès potron-minet. Bref, ils ont l'impression de faire tout juste pour éviter ces satanés et répétitifs ralentissements. Au début de leur retour, bingo, tout roule comme sur billard. L'horizon est dégagé et le soleil inonde un paysage bucolique. On chanterait presque d'allégresse, si ce n'est que lundi boulot et école redémarrent.

Plus on se rapproche de la mère patrie, plus les voitures confédérées pullulent. A la frontière, tessinoise, les carrosseries flirtent les unes avec les autres. Après ce passage, ça ira mieux, tu parles... Le tunnel (Gothard ou Mont-Blanc) se dessine et plouf, tous les espoirs de fluidité fondent dans le magma de la circulation. 2-3-6 heures d'attente: une abomination dans les vapeurs d'essence et le soleil au zénith.

Moi, les bouchons, je connais très peu. Pourquoi? Quitte à rentrer un jour plus tôt et à partir un jour plus tard, j'évite ces grandes migrations populaires. Je perds des heures de far niente? Peut-être, mais je gagne en sérénité et en sécurité. Et dans la vie qu'est-ce qui compte le plus? Arriver le plus vite possible au risque de s'ennuyer à la longue ou débarquer calme, reposé plein de pep et d'envies?

Mon choix est fait, je persiste, signe et me planterai sûrement la prochaine fois!

07:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |