24/09/2017

Pas d'aumône pour les seniors

Rejetée par une courte majorité, la réforme de l'AVS n'aura pas lieu, en tout cas pas durant cette décennie.

Mais de quoi on parle? Augmenter de 70 francs la prime mensuelle, ce n'est pas négligeable, mais c'est vraiment peu. Une aumône pour les seniors. Ceux qui tirent le diable par la queue auraient reçu un petit pécule, mais très modeste pécule, supplémentaire et ils n'auraient pas sauté de joie. Les autres verraient tomber cette somme dans leur escarcelle avec une certaine indifférence... Cet argent n'améliorera vraisemblablement pas les finances des plus démunis. Pourquoi ne pas verser d'AVS à ceux qui ont plus de 100.000 francs de retraite? L'économie réalisée pourrait alors être distribuée entre les moins riches. Donc le rejet de cette "réformette" est plus que justifiée et vient à juste titre sanctionner les propositions d'un monde politique un peu coupé de la base.

Et ensuite, faire passer l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans... On rêve !On se demande quelle électrice pourrait adhérer à cette proposition farfelue. Ce serait un autogoal. Allez voir chez nos voisins, ils sont mieux traités que nous, ce qui ne les empêche pourtant pas de râler.

Bien sûr que j'ai voté non, d'autant plus qu'il aurait fallu attendre 2020 pour voir ces réformes effectives. A ce moment-là, le coût de la vie aura peut-être pris l'ascenseur. Cette "amélioration" serait alors un pet dans l'eau.

Quand est-ce que nos politiciens proposeront des mesures réellement efficaces, solidaires et démocratives ?

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27/08/2017

Mécréante ou pas

Protestante, j'ai tout fait bien... L'école du dimanche, la première communion, maîtresse d'école du dimanche, enseignement de la religion en primaire, mariage à l'église et parcours protestant bien balisés de mes enfants... Et pourtant, maintenant, tout ça me semble dans les oubliettes. Pourquoi, la faute à qui? Personne en particulier, mais la vie qui va et qui vient comme un ressac, emporte parfois les convictions et change les croyances. Pourtant, je suis attachée à l'enseignement de la bible, mais à ma façon. Présomptueux? Peut-être.

Bref, j'aime aller au Musée de la Réforme et admirer Calvin dans ses œuvres. Mais le reste?

Il faut dire que l'église (protestante toujours) n'aide pas beaucoup. Vous recevez à la maison des informations et un bulletin trimestriel, mais  toujours avec une demande de fonds et un bulletin de versement. C'est normal, l'église a besoin de vous pour survivre. Mais c'est lassant, on vous prend pour un mécène permanent. Malade pendant dix ans, mon mari n'a jamais vu l'ombre d'un pasteur. Il paraît qu'il faut solliciter une visite. Mais dans ces cas-là, il y a tant de choses médicales à penser et à résoudre que vous faites l'impasse sur le reste. Donc, oui, un peu déçue de l'église; mais je ne nie pas ma responsabilité.

Pourtant protestante un jour, protestante toujours. De charmantes dames d'une secte très convenable m'ont entourée de leur attention et tenté très diplomatiquement de m'attirer dans leurs filets. Peine perdue, je reste fidèle aux enseignements et aux croyances de mon enfance, sans les pratiquer au vu et su de tout le monde. Alors pas pratiquante, avec des idées un peu déviantes des textes de base, suis-je pour autant une mécréante? A vous de voir!

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10/08/2017

Les vraies urgences

Trop de cohue aux services d'urgences des hôpitaux... Ca on le savait pour l'avoir éprouvé ou en accompagnant un proche. Des heures d'attente, parfois insupportables, des employés surchargés qui, pourtant, accueillent avec attention chaque cas. C'est vrai qu'il ne faudrait pas se ruer à l'hôpital à la moindre douleur ou quand le nez coule... Mais derrière tous ces cas, il y a des "patients latents" qui, si ils ne souffrent pas vraiment, sont angoissés. Le week-end,les médecins traitants et les généralistes en particulier ferment  boutique et c'est bien normal. Sur les répondeurs, une voix calme vous donne les coordonnées des praticiens remplaçants et celles  des services d'urgence. Les remplaçants étant évidemment aussi absents que vos médecins attitrés, il ne vous reste que les urgences. Vous vous tâtez: "Non, je ne vais pas aller à l'hôpital pour "ça;...".Mais "ça" ne vous laisse pas tranquille, la douleur enfle, le mal de tête devient lancinant, la coupure saigne toujours abondamment, les intestins se trémoussent. Et puis, le soir arrive, l'heure avance. Vous ne supportez pas de passer la nuit dans cet état, alors qu'un passage aux urgences vous soulagera psychologiquement et physiquement. On vous gardera peut-être une nuit ( ou plus) en observation. La tension retombe, ça va mieux. Oui, mais tout ce processus prend du temps. Et qui sait, avec une nuit calme, vos symptômes auraient disparu.

On envisage un centre de triage pour détecter les vraies urgences de celles moins.... plus... Bref, on va peser votre ressenti pour affiner le diagnostic. C'est très bien, c'est une mesure capable de réduire les files d'attente et de soulager peut-être les médecins et le personnel urgentistes.

Mais une autre recommandation,totalement absurde, celle-là préconise, qu'il faut d'abord passer par le généraliste afin qu'il vous  délivre le sésame qui vous ouvrira la porte des urgences! C'est bien parce qu'il n'est pas disponible que vous avez recours à ce service. Alors, où est l'erreur?

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