27/08/2017

Mécréante ou pas

Protestante, j'ai tout fait bien... L'école du dimanche, la première communion, maîtresse d'école du dimanche, enseignement de la religion en primaire, mariage à l'église et parcours protestant bien balisés de mes enfants... Et pourtant, maintenant, tout ça me semble dans les oubliettes. Pourquoi, la faute à qui? Personne en particulier, mais la vie qui va et qui vient comme un ressac, emporte parfois les convictions et change les croyances. Pourtant, je suis attachée à l'enseignement de la bible, mais à ma façon. Présomptueux? Peut-être.

Bref, j'aime aller au Musée de la Réforme et admirer Calvin dans ses œuvres. Mais le reste?

Il faut dire que l'église (protestante toujours) n'aide pas beaucoup. Vous recevez à la maison des informations et un bulletin trimestriel, mais  toujours avec une demande de fonds et un bulletin de versement. C'est normal, l'église a besoin de vous pour survivre. Mais c'est lassant, on vous prend pour un mécène permanent. Malade pendant dix ans, mon mari n'a jamais vu l'ombre d'un pasteur. Il paraît qu'il faut solliciter une visite. Mais dans ces cas-là, il y a tant de choses médicales à penser et à résoudre que vous faites l'impasse sur le reste. Donc, oui, un peu déçue de l'église; mais je ne nie pas ma responsabilité.

Pourtant protestante un jour, protestante toujours. De charmantes dames d'une secte très convenable m'ont entourée de leur attention et tenté très diplomatiquement de m'attirer dans leurs filets. Peine perdue, je reste fidèle aux enseignements et aux croyances de mon enfance, sans les pratiquer au vu et su de tout le monde. Alors pas pratiquante, avec des idées un peu déviantes des textes de base, suis-je pour autant une mécréante? A vous de voir!

09:13 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

10/08/2017

Les vraies urgences

Trop de cohue aux services d'urgences des hôpitaux... Ca on le savait pour l'avoir éprouvé ou en accompagnant un proche. Des heures d'attente, parfois insupportables, des employés surchargés qui, pourtant, accueillent avec attention chaque cas. C'est vrai qu'il ne faudrait pas se ruer à l'hôpital à la moindre douleur ou quand le nez coule... Mais derrière tous ces cas, il y a des "patients latents" qui, si ils ne souffrent pas vraiment, sont angoissés. Le week-end,les médecins traitants et les généralistes en particulier ferment  boutique et c'est bien normal. Sur les répondeurs, une voix calme vous donne les coordonnées des praticiens remplaçants et celles  des services d'urgence. Les remplaçants étant évidemment aussi absents que vos médecins attitrés, il ne vous reste que les urgences. Vous vous tâtez: "Non, je ne vais pas aller à l'hôpital pour "ça;...".Mais "ça" ne vous laisse pas tranquille, la douleur enfle, le mal de tête devient lancinant, la coupure saigne toujours abondamment, les intestins se trémoussent. Et puis, le soir arrive, l'heure avance. Vous ne supportez pas de passer la nuit dans cet état, alors qu'un passage aux urgences vous soulagera psychologiquement et physiquement. On vous gardera peut-être une nuit ( ou plus) en observation. La tension retombe, ça va mieux. Oui, mais tout ce processus prend du temps. Et qui sait, avec une nuit calme, vos symptômes auraient disparu.

On envisage un centre de triage pour détecter les vraies urgences de celles moins.... plus... Bref, on va peser votre ressenti pour affiner le diagnostic. C'est très bien, c'est une mesure capable de réduire les files d'attente et de soulager peut-être les médecins et le personnel urgentistes.

Mais une autre recommandation,totalement absurde, celle-là préconise, qu'il faut d'abord passer par le généraliste afin qu'il vous  délivre le sésame qui vous ouvrira la porte des urgences! C'est bien parce qu'il n'est pas disponible que vous avez recours à ce service. Alors, où est l'erreur?

08:02 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

05/07/2017

Voisins, je vous aime

Les relations de voisinage nagent parfois dans le cirage... J'ai une voisine, une vieille dame très digne, très sûre de ses droits et très râleuse... A plus de quatre-vingt ans, elle cultive son jardin toute seule. Arbres fruitiers, légumes, fleurs, elle fait de son mieux , mais a de la peine à suivre. Comme ses moyens sont modestes, elle ne peut pas se faire aider. Nous avons une frontière commune avec des haies échevelées, qui poussent diablement vite. Comme, elle ne supporte pas la moindre intrusion végétale étrangère sur ses terres, elle joue du sécateur pour repousser les intrus qu'elle glisse aimablement de mon côté. Allez, soyons chrétien, je lui pardonne volontiers, d'autant plus qu'elle couve un pommier, assez rachitique, qui m'envoie ses fruits, jamais vraiment mûrs, en plein sur mon chemin.  

Sur l'autre bord, très occupée à tailler sa haie (encore...), ma charmante voisine latérale monte régulièrement sur une échelle pour couper ses végétaux au cordeau. Elle se penche, oublie l'échelle, "cupesse" et atterrit sans dommage dans mes plates-bandes. Ni vu, ni connu, en catimini, elle rentre chez elle, toute déconfite et c'est bien plus tard qu'elle ose me raconter sa culbute. Depuis ce premier exploit, elle se tient à carreau, heureusement pour elle. Mais je l'absous volontiers, car chaque décembre, elle et son mari préparent un vin chaud du tonnerre, avec de délicieuses gourmandises. A ce tarif, elle peut bien écraser mon herbe.

En définitive, les relations de voisinage sont sages comme une image. Il n'y a pas de scène de ménage, personne ne crie, ne fait de la musique jusqu'à point d'heure et ne bouche le passage dans le chemin commun, somme toute étroit. Alors, oui, voisins je vous aime et je ne vous échangerais pour rien au monde.

18:07 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |