05/07/2017

Voisins, je vous aime

Les relations de voisinage nagent parfois dans le cirage... J'ai une voisine, une vieille dame très digne, très sûre de ses droits et très râleuse... A plus de quatre-vingt ans, elle cultive son jardin toute seule. Arbres fruitiers, légumes, fleurs, elle fait de son mieux , mais a de la peine à suivre. Comme ses moyens sont modestes, elle ne peut pas se faire aider. Nous avons une frontière commune avec des haies échevelées, qui poussent diablement vite. Comme, elle ne supporte pas la moindre intrusion végétale étrangère sur ses terres, elle joue du sécateur pour repousser les intrus qu'elle glisse aimablement de mon côté. Allez, soyons chrétien, je lui pardonne volontiers, d'autant plus qu'elle couve un pommier, assez rachitique, qui m'envoie ses fruits, jamais vraiment mûrs, en plein sur mon chemin.  

Sur l'autre bord, très occupée à tailler sa haie (encore...), ma charmante voisine latérale monte régulièrement sur une échelle pour couper ses végétaux au cordeau. Elle se penche, oublie l'échelle, "cupesse" et atterrit sans dommage dans mes plates-bandes. Ni vu, ni connu, en catimini, elle rentre chez elle, toute déconfite et c'est bien plus tard qu'elle ose me raconter sa culbute. Depuis ce premier exploit, elle se tient à carreau, heureusement pour elle. Mais je l'absous volontiers, car chaque décembre, elle et son mari préparent un vin chaud du tonnerre, avec de délicieuses gourmandises. A ce tarif, elle peut bien écraser mon herbe.

En définitive, les relations de voisinage sont sages comme une image. Il n'y a pas de scène de ménage, personne ne crie, ne fait de la musique jusqu'à point d'heure et ne bouche le passage dans le chemin commun, somme toute étroit. Alors, oui, voisins je vous aime et je ne vous échangerais pour rien au monde.

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22/06/2017

Chaud devant...Frais dedans

soleil.jpgBon, on va pas se mentir: 36 degrés, c'est chaud-bouillant et rare sous nos latitudes. Rien que de lire ce chiffre, je me liquéfie. Il faut impérativement cajoler le jardin en arrosant par petites touches les plates-plantes et les légumes en devenir. Si possible avant que le soleil ne darde ses rayons puissants. Le thermomètre ne descend pas au-dessous de 26 à l'intérieur. Il va falloir que je m'installe au sous-sol, plus frais de 3-4 degrés.

Où trouver une peu de fraîcheur à part dans piscines surpeuplées? Dans les supermarchés pardi. Là, il règne une atmosphère propre à vous pousser à flâner entre les rayons et donc à favoriser la vente. Encore mieux, mais ce n'est pas à la portée de tout le monde: au service des urgences des Grangettes. Voulant préparer un plat de tomes et mozarella, j'empoigne une mandoline, vous savez cet instrument avec une lame affûtée comme un rasoir pour couper les tomates toute fines et  schlaf, je m'esquinte le bout de l'auriculaire qui se met à saigner comme âne qui pisse. A force de l'enserrer de pansements, d'ouate et même de papier de toilette, mes copines jugulent l'hémorragie. Un peu plus tard, l'état de la blessure est moche. Direction les Grangettes par une soirée étouffante et là, divine surprise, nous sautons dans une bulle de fraîcheur, de tranquillité et de sérénité. Après un temps d'attente raisonnable, jouissant toujours d'un climat délicieux, un docteur, non moins délicieux examine la plaie et la ferme en trois points de suture. Il faut alors, hélas, quitter cet oasis de fraîcheur. Mais j'y reviendrai le lendemain pour changer le pansement. Je ne vous conseille quand même pas de vous estropier pour bénéficier de telles conditions climatiques... Pourtant, réfléchisssez,

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07/06/2017

Consommateur, on vous exploite

34169625-Pi-ces-d-auto-dans-le-chariot-magasin-pour-pi-ces-automobiles-Automobile-panier-boutique-Banque-d'images.jpgVous allez, comme moi, faire la plupart de vos achats en voiture et vous prenez soin d'emporter un cornet, objets  qui se font rares et chers dans les magasins. Vous garez votre titine après avoir pris votre ticket de parking et vous l'empochez soigneusement de peur de le perdre. Vous touillez dans votre porte-monnaie pour dénicher les deux francs du chariot. Vous zig-zaguez entre les rayons, déchiffrez le prix, la contenance et la composition des produits. Vous les disposez dans le chariot qui devient lourd et incontrôlable car il tire à gauche. A force de contorsions, vous parvenez à la caisse et vous alignez les marchandises sur le tapis roulant. Vous les rattrapez à l'autre bout et vous les glissez dans votre cornet. On vous indique le montant à payer, ce que vous faites bien volontiers!

Vous rejoignez le parking et transvasez le cornet dans votre coffre. Vous remettez le chariot dans la file de ses semblables, récupérez votre monnaie. Ce n'est pas fini, vous allez ensuite vous poster devant un appareil dernier cri pour régler le prix de votre parking. D'abord vous ne comprenez rien à toutes ces fentes et ces orifices bizarres. Un aimable consommateur vous  explique la manœuvre. Bon, ça marche. Vous reprenez votre voiture, glissez votre ticket dans la fente ad hoc sur le poteau de sortie. Vous rentrez chez vous et tout recommence, ouvrir le coffre sortir le cornet, mettre les commissions sur la table de la cuisine et les ranger à leur place.

Après, on vous dit: bougez, c'est bon pour la santé... Il faudrait plutôt faire du yoga pour éliminer la contrariété de ces courses obligées et répétitives. Un cornet plein à ras bord, c'est juste bon pour vous donner un tour de rein. Pensez-y!

 

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