10/08/2017

Les vraies urgences

Trop de cohue aux services d'urgences des hôpitaux... Ca on le savait pour l'avoir éprouvé ou en accompagnant un proche. Des heures d'attente, parfois insupportables, des employés surchargés qui, pourtant, accueillent avec attention chaque cas. C'est vrai qu'il ne faudrait pas se ruer à l'hôpital à la moindre douleur ou quand le nez coule... Mais derrière tous ces cas, il y a des "patients latents" qui, si ils ne souffrent pas vraiment, sont angoissés. Le week-end,les médecins traitants et les généralistes en particulier ferment  boutique et c'est bien normal. Sur les répondeurs, une voix calme vous donne les coordonnées des praticiens remplaçants et celles  des services d'urgence. Les remplaçants étant évidemment aussi absents que vos médecins attitrés, il ne vous reste que les urgences. Vous vous tâtez: "Non, je ne vais pas aller à l'hôpital pour "ça;...".Mais "ça" ne vous laisse pas tranquille, la douleur enfle, le mal de tête devient lancinant, la coupure saigne toujours abondamment, les intestins se trémoussent. Et puis, le soir arrive, l'heure avance. Vous ne supportez pas de passer la nuit dans cet état, alors qu'un passage aux urgences vous soulagera psychologiquement et physiquement. On vous gardera peut-être une nuit ( ou plus) en observation. La tension retombe, ça va mieux. Oui, mais tout ce processus prend du temps. Et qui sait, avec une nuit calme, vos symptômes auraient disparu.

On envisage un centre de triage pour détecter les vraies urgences de celles moins.... plus... Bref, on va peser votre ressenti pour affiner le diagnostic. C'est très bien, c'est une mesure capable de réduire les files d'attente et de soulager peut-être les médecins et le personnel urgentistes.

Mais une autre recommandation,totalement absurde, celle-là préconise, qu'il faut d'abord passer par le généraliste afin qu'il vous  délivre le sésame qui vous ouvrira la porte des urgences! C'est bien parce qu'il n'est pas disponible que vous avez recours à ce service. Alors, où est l'erreur?

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05/07/2017

Voisins, je vous aime

Les relations de voisinage nagent parfois dans le cirage... J'ai une voisine, une vieille dame très digne, très sûre de ses droits et très râleuse... A plus de quatre-vingt ans, elle cultive son jardin toute seule. Arbres fruitiers, légumes, fleurs, elle fait de son mieux , mais a de la peine à suivre. Comme ses moyens sont modestes, elle ne peut pas se faire aider. Nous avons une frontière commune avec des haies échevelées, qui poussent diablement vite. Comme, elle ne supporte pas la moindre intrusion végétale étrangère sur ses terres, elle joue du sécateur pour repousser les intrus qu'elle glisse aimablement de mon côté. Allez, soyons chrétien, je lui pardonne volontiers, d'autant plus qu'elle couve un pommier, assez rachitique, qui m'envoie ses fruits, jamais vraiment mûrs, en plein sur mon chemin.  

Sur l'autre bord, très occupée à tailler sa haie (encore...), ma charmante voisine latérale monte régulièrement sur une échelle pour couper ses végétaux au cordeau. Elle se penche, oublie l'échelle, "cupesse" et atterrit sans dommage dans mes plates-bandes. Ni vu, ni connu, en catimini, elle rentre chez elle, toute déconfite et c'est bien plus tard qu'elle ose me raconter sa culbute. Depuis ce premier exploit, elle se tient à carreau, heureusement pour elle. Mais je l'absous volontiers, car chaque décembre, elle et son mari préparent un vin chaud du tonnerre, avec de délicieuses gourmandises. A ce tarif, elle peut bien écraser mon herbe.

En définitive, les relations de voisinage sont sages comme une image. Il n'y a pas de scène de ménage, personne ne crie, ne fait de la musique jusqu'à point d'heure et ne bouche le passage dans le chemin commun, somme toute étroit. Alors, oui, voisins je vous aime et je ne vous échangerais pour rien au monde.

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22/06/2017

Chaud devant...Frais dedans

soleil.jpgBon, on va pas se mentir: 36 degrés, c'est chaud-bouillant et rare sous nos latitudes. Rien que de lire ce chiffre, je me liquéfie. Il faut impérativement cajoler le jardin en arrosant par petites touches les plates-plantes et les légumes en devenir. Si possible avant que le soleil ne darde ses rayons puissants. Le thermomètre ne descend pas au-dessous de 26 à l'intérieur. Il va falloir que je m'installe au sous-sol, plus frais de 3-4 degrés.

Où trouver une peu de fraîcheur à part dans piscines surpeuplées? Dans les supermarchés pardi. Là, il règne une atmosphère propre à vous pousser à flâner entre les rayons et donc à favoriser la vente. Encore mieux, mais ce n'est pas à la portée de tout le monde: au service des urgences des Grangettes. Voulant préparer un plat de tomes et mozarella, j'empoigne une mandoline, vous savez cet instrument avec une lame affûtée comme un rasoir pour couper les tomates toute fines et  schlaf, je m'esquinte le bout de l'auriculaire qui se met à saigner comme âne qui pisse. A force de l'enserrer de pansements, d'ouate et même de papier de toilette, mes copines jugulent l'hémorragie. Un peu plus tard, l'état de la blessure est moche. Direction les Grangettes par une soirée étouffante et là, divine surprise, nous sautons dans une bulle de fraîcheur, de tranquillité et de sérénité. Après un temps d'attente raisonnable, jouissant toujours d'un climat délicieux, un docteur, non moins délicieux examine la plaie et la ferme en trois points de suture. Il faut alors, hélas, quitter cet oasis de fraîcheur. Mais j'y reviendrai le lendemain pour changer le pansement. Je ne vous conseille quand même pas de vous estropier pour bénéficier de telles conditions climatiques... Pourtant, réfléchisssez,

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