31/05/2017

La politique, pouah!

 

Et si on parlait d'autre chose que de politique, de ce mignon Macron,  de ce trompettant Trump,  cet embarrassant Barthassat. De leurs femmes, trop jeunes, trop vieilles, trop ridées, trop liftées. De leur progéniture brillante, sportive ou addictive... OK, ce sont eux qui mènent les affaires du monde. Et encore pas si sûr. Les éminences grises ne manquent pas, les hommes de l'ombre ont du pain sur la planche, sans parler des mafias de tout poil. Bon, alors si on fait l'impasse sur tout ça, qu'est-ce qui reste?

La terre entière est à vos pieds. La nature vous fait de l'œil, l'été est à votre porte et votre entourage est parfois captivant. Pas si loin, allez à la Ferme du Salève, un maison cossue du 18e siècle magnifiquement restaurée. Les pierres ont une histoire parallèle à celle de l'Abbaye de Pomier. Parcourez le petit musée. Vous apprendrez que Bénédict de Saussure, qui a vaincu le Mont-Blanc, est venu s'entraîner à la varappe sur les falaises du Salève et vous serez ébahi de voir le matériel utilisé: des gros godillots à clous, avec des tricounis pour mieux accrocher sur la roche, des baudriers plein cuir, lourds comme une cuirasse. Vous saurez qu'il y a des millions d'année, le Salève était une lagune tropicale; on trouve d'ailleurs encore des ammonites, témoins de ce temps. Vous découvrirez une maquette illuminée marquée par les divers itinéraires menant au sommet.

Alors au diable le G7 ses bousculades et ses atermoiements. Bien sûr tenez-vous informés, mais la vraie vie, c'est ici et maintenant. Profitez de votre environnement et des gens que vous côtoyez et laissez les politiques barrir dans leur coin. 

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16/05/2017

La poste nous promène

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En rentrant d'une petite semaine de vacances, je remarque un avis de la poste me demandant d'aller récupérer un petit colis au bureau de poste de Thônex (imprimé noir sur blanc). Le jour d'après, un samedi, je me pointe à l'office pré-cité. "Ah, non l'envoi est encore au bureau de Chêne-Bourg où s'effectue le tri". Pleine de courage, je trotte jusqu'à la commune voisine. Monte en soufflant les quelques marches et déboule devant les guichets. La réponse tombe après maintes recherches et divers pianotages sur l'ordinateur. "Ah, votre colis est encore dans l'escarcelle du facteur, en attente de re-tri. Revenez lundi." Je retrotte jusqu'à ma voiture parquée à Thônex."

Lundi, pleine d'espoir, je me pointe à la poste de  Chêne-Bourg. Remonte les escaliers pour m'entendre dire (toujours avec  le sourire:" Oh, votre envoi a été retourné à Thônex)." Ben crotte alors... J'y cours et là, miracle, une guichetière très avenante, une vraie  fée Clochette, me remet la chose qui s'est promenée  peinarde tout autour des deux communes chênoises et moi avec. Joli petit colis, je te tiens, raconte-moi ta longue vadrouille...

Notez que j'ai fait connaissance avec quatre employés de la poste, tous souriants et aimables, très décontenancés par ce colis volatile et navré de m'imposer ce parcours absurde.

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15/05/2017

Eux chez nous...

Le domaine de Belle-Idée, lieu dédié depuis longtemps à la psychiatrie, va accueillir sur ses terres 367 migrants. Beau et généreux geste. Oui mais... Les  riverains et de manière plus large les habitants, des Trois-Chêne se posent  des questions. Regroupera-t-on des familles ou des célibataires? Que feront ces gens toute la journée dans un endroit certes bucolique, mais éloigné de tout centre villageois et commercial? Quelle école les enfants fréquenteront? Puisque le site est sur une ligne de bus, comment se passeront les transports parfois bondés lors des heures de pointe. Combien de temps durera cette occupation. Est-ce que la promiscuité Hôpital psychiatrique et personnes déplacées est judicieuse?. Bref, cela s'agite sous les calottes crâniennes. Er le sempiternel "pourquoi chez nous et pas chez les autres" refait régulièrement surface. L'accueil d'accord, on est généreux pardi, on veut contribuer au bonheur de la planète, mais sans en pâtir de la moindre façon.

Le scénario n'est pas nouveau. Hébergés sous l'Hôpital des Trois Chêne (ex-hôpital de gériatrie) des migrants ont causé quelques soucis aux infirmières lors du changement d'équipe de nuit. On n'en parle pas, car pas politiquement correct. Mais on sait bien que partout où il y a rassemblement humain, il y a des couacs. Tout le monde n'est pas beau et gentil. Elémentaire. Posons-nous la question à l'envers. Si on nous propulsait dans un pas étranger dont on ne connait ni la langue, ni les coutumes, comment nous comporterions-nous. N'y aurait-il pas aussi des moutons noirs parmi nous?

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