08/02/2018

La saga des travaux

Votre intérieur a besoin de rafraîchissement? Pas de problème, vous appelez l'artisan  ad hoc. Mais c'est véritablement là que commencent les entourloupes, pas vraiment graves, mais qui prennent la tête. Le plombier est un homme en or, minutieux qui opère dans le calme, la bonne humeur et l'efficacité. Pensez-vous? Vous restez sagement à la maison pour l'accueillir. A l'heure fixée, rien! Vous laissez passer le quart d'heure de politesse, puis rappelez sur son portable: "Oh, je suis  bien embêté, j'ai eu une urgence: des WC qui débordaient". " Je veux bien, mais mon évier bouché, alors?" "J'arrive dès que je peux".

OK mon gars, je me tourne les pouces patiemment. Deux heures plus tard, évier toujours bouché et horizon désespérément vide. Rappel: "Oui j'arrive, mais il y a des bouchons et je n'avance pas." Enfin l'homme providentiel s'encadre sur le pas de la porte: "Alors où est le problème?" Et gaillardement, il attaque la tuyauterie. "Mince alors, saloperie de système, je n'ai pas les bons outils. Il faut dire que chez vous, c'est pas standard. Je vais chercher ce qu'il faut et je reviens vite." Vite, c'est en effet vite dit... Les minutes, les quarts d'heure coulent et vous voyez votre facture enfler, gonfler et déborder comme les WC cités précédemment. Comme vous ne pouvez pas cohabiter avec un évier bouché, il faut bien juguler votre énervement et accueillir en souriant le mec bardé d'outils. La réparation opérée, vous lui proposez un café espérant que cela influencera le montant de la facture. Il boit sa tasse à petites gorgées et jacte à qui mieux, mieux: ma famille ci, ma voiture ça, les collègues, la difficulté du métier, les clients qui ne paient pas, Ouille, nous y voilà. "Je vous enverrai ma facture"; conclut l'homme de l'art tout guilleret après sa dose de caféine. Et quand la douloureuse arrive, vous n'êtes vraiment pas surpris en bien. Il ne s'embête pas, le gaillard: Déplacements, déplacements-bis, heures passées sous le robinet...Et peut-être même le temps de boire un café...

Bof, tout ça pour dire que "mon" plombier (je l'affirme haut et fort) n'a rien à voir avec ce portrait décourageant. Mais en écoutant les récits des uns et des autres, je suis convaincue qu'il existe. Et comme il est indispensable, il a toujours du boulot.

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24/01/2018

Proches aidant

Franchement! Les proches aidant seraient valorisés par un "petit salaire" ? J'en doute fortement pour avoir joué ce rôle pendant de nombreuses années. Bien sûr qu'une somme même modique est toujours bonne à prendre. Mais dans le cas particulier, c'est plutôt une aide morale, une présence ponctuelle et des encouragements amicaux qui seraient nécessaire et qui feraient du bien.

J'ai suivi plusieurs séances de diverses institutions toutes pleines de bonne volonté à établir un rapport de "faisabilité" et de coûts éventuels. Là où il aurait été bienvenu d'agir, on se contentait de cogiter interminablement et de remuer le problème dans tous les sens. Les proches aidant sont tout dévoués, souvent à leur conjoint. Ils sont pleins de bonne volonté, consacrent leur temps, essayent de mettre un peu de bonne humeur et de gaieté dans les relations avec "l'aidé". Mais il y a des limites. Et le temps est un redoutable ennemi. A mesure que les mois, voire les années passent, la fatigue s'installe, la bonne volonté s'use. Parfois les relations se détériorent et atteignent certains jours un paroxysme. On en vient à se détester, à se demander pourquoi on en est arrivé là. Puis tout se calme et on repart pour un tour. Heureusement, qu'on peut compter sur l'Imad et ses interventions régulières aussi utiles pour le moral que pour les soins.

Bref, à mon avis ce n'est pas un "salaire" qui va améliorer la situation, mais un vrai soutien psychologique, comme les ecclésiastiques, par exemple, en apportaient autrefois. Et de grâce, arrêtons les palabres qui retardent tout processus et passons à l'acte. Les proches aidant devraient pourvoir se confier à une personne capable de les comprendre et de soutenir. Un membre de Sénectute  ou d'une autre association proche des seniors.

Je n'ai pas la solution, mais dans mon chemin de proche aidant, j'aurais bien aimé avoir une oreille attentive pour déverser régulièrement mes soucis er pouvoir ainsi recharger mes batteries.

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10/01/2018

Manger sain: un leurre

A longueur de journal, de radio et de télévision, on vous donne des conseils pour manger plus sainement, pour éviter les produits nocifs, faire du sport et donc pour vivre plus longtemps en bonne santé... Notons, juste au passage, que les hommes des cavernes se nourrissaient d'aliments non traités, qu'ils galopaient énormément et qu'ils mourraient à 20 ans ou pas loin. Bon, comparaison n'est pas raison, car des tas d'autres facteurs entrent alors en ligne de compte.

Prenons l'exemple des herbicides hautement critiquées pour leur effet néfaste sur la santé. Et bien le glyphosate vient d'être autorisé par l'Union européenne pour cinq ans de plus. Donc autant d'années supplémentaires à nous empoisonner en toute légalité et même avec la bénédiction des autorités. Une alternative, consommons des produits bio. Mais s'ils jouxtent une parcelle traitée, le moindre souffle de vent leur fera profiter de l'arrosage chimique des voisins. Bio, d'accord évidemment, mais sans une réelle garantie.

Tout ce que vous achetez dans les magasins est trop gras, trop sucré ou trop marqué chimiquement. Nous peinons même à trouver des fruits et légumes au-dessus de tout soupçon. Pensez aux pommeraies plantées le long de l'autoroute entre Genève et Lausanne, merci l'arrosage aux gaz d'échappement. Pensez aux vignes que des dizaines d'avions surplombent chaque jour... et la liste est longue.

A mon avis de néophyte, manger sainement est un leurre. il faut arrêter de nous bassiner avec des tas de conseils, d'ailleurs souvent contradictoires. Nourrissons-nous de plats variés, diminuons la dose de sucre ajouté, réduisons l'apport de sel, mais sans excès. Mettons l'accent sur les fruits et légumes en nous informant de leur provenance. Mais ne soyons pas sectaires, ni frénétiquement  critiques.

Marchons dès que nous pouvons, même les petites distances sont à prendre en compte. Et surtout vivons sereins, rions, aimons, ripaillons de temps en temps, ayons des contacts sociaux. Le nourriture n'est pas tout dans l'existence.

 

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