08/03/2017

Qui a peur de la cataracte

On va pas se mentir... Penser qu'une main, même professionnelle, gratouille dans votre œil n'est pas une perspective réjouissante. C'est pourtant ce qui arrive lors de l'opération de la cataracte. Un passage obligé pour un grand nombre de seniors. Si ce n'est pas une partie de plaisir, ce n'est pas non plus une corvée insupportable, car tout est mis en œuvre pour alléger vos craintes. D'abord en arrivant, vous êtes salué comme une vieille (?) connaissance par votre nom. Salle d'attente? C'est sûr avec plein de magazines, en compagnie d'autres compagnons de route. Une petite goutte dans l'œil pour dilater la pupille. En attendant que l'ouverture se fasse, causette avec les voisins. C'est toujours agréable de papoter avec d'autres candidats à l'opération. Une infirmière vient ensuite vous enlever à ce milieu convivial pour vous conduire dans un vestiaire où vous revêtez un uniforme blanc, immaculé de la tête aux pieds, plus une charlotte qu'on vous visse sur la tête. Précautionneusement, pour ne pas vous emmêler dans les pelotons de fil qui courent sur le sol, vous êtes conduits sur une chaise hyperconfortable qui se balance en arrière. Manque juste le ressac des vagues et l'ombre d'un palmier. Attention, on entre dans le vif du sujet. Votre œil est encadré d'un tissu vert lagon et l'anesthésiste ( avec des yeux bleus Méditerranée à tomber dedans) pique une veine pour vous filer un peu de calmants, prend la pression, met des électrodes et le chirurgien se présente à l'envers puisqu'il se place derrière vous. Une lumière puissante inonde votre œil et tout se passe comme si vous n'étiez pas là. Ni douleur, ni aucune sensation désagréable. Juste parfois un fil qui déambule... Et c'est fini! Quelques gouttes et ciao. "Au revoir, tout s'est bien passé." Ah c'est déjà fini? Vous retrouvez votre aspect "civil" et comme vous êtes à jeun, on vous offre un café-escargot. Alors, on ne vous a pas éborgné? Ni fait souffrir. La cataracte? Même plus peur.

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28/02/2017

Françoise Buffat, côté mer

On a beaucoup parlé de Françoise Buffat journaliste émérite, fine connaisseuse de la politique, critique cinglante et cerveau bien fait. Et hors de ses cercles d'influence et de son professionnalisme, comment était cette femme décrite si stricte?

Durant une petite navigation dans les îles grecques, j'ai découvert une femme chaleureuse, au rire franc et éclatant. A l'écoute des autres, elle était aussi à l'aise dans une discussion sur le show room de la femme du skipper, que devant un verre d'ouzo. Elle ne boudait pas son plaisir. Amarinée comme une pro, elle n'a jamais eu mal au cœur. Au contraire, elle dégustait avec grand plaisir les spécialités locales. De plus, elle nageait comme une sirène, avec une certaine élégance, distançant sans peine ses collègues journalistes. Cette forte personnalité se fondait bien dans le groupe et tous étaient sous le charme de son sourire et de ses paroles. Alors vacharde, acerbe? Sûrement, mais aussi très charmante et communicative.

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19/02/2017

Le jeune homme et la mer

Il est jeune, courageux, inventif, et surtout, c'est un formidable navigateurtopelement.jpg. Alan Roura, le skipper de 23 ans, a bouclé le Vendée Globe en une centaine de jours. Il s'est lancé dans cette circumnavigation sur "La Fabrique", un bateau construit en 1997 par Bernard Stamm, un des plus ancien de la flotte et a cravaché tout au long des 3 océans (Atlantique, Indien et Pacifique) pour rester dans le coup. Malgré de gros ennuis, il a continué le couteau entre les dents. Tenace, pugnace, il a pas mal juré et c'est la moindre des choses dans un environnement si hostile. Il a sûrement pleuré et gémi. Mort de fatigue, chahuté dans cette embarcation parfois à la limite de la rupture, il a tenu bon! C'est déjà une énorme performance. En vue de la terre, il a encore dû zigzaguer entre les cargos et les bateaux de pêche pour éviter une collision. Il peut maintenant poser son sac, retrouver la famille et les amis, manger un bon gros steak et une salade fraîche. Il va certainement se repasser le film des événements moult fois, sans regrets pour les gestes manqués. Et de plus, ayant passé le Cap Horn, il pourra "pisser" au vent.

Ce n'est tout de même pas le gendre idéal: trop aventureux, trop émancipé et très individualiste. Pourtant sur mer,  on lui confierait sans hésiter sa vie, sinon sa fille... Un mois après Armel le Cléac'h, le vainqueur de la course, , il signe un exploit fabuleux qui va marquer l'histoire de la voile et éventuellement booster les ventes des biscuits de son sponsor "La Fabrique", une entreprise plantée dans la verdure à Champagne. 

 

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