24/09/2017

Pas d'aumône pour les seniors

Rejetée par une courte majorité, la réforme de l'AVS n'aura pas lieu, en tout cas pas durant cette décennie.

Mais de quoi on parle? Augmenter de 70 francs la prime mensuelle, ce n'est pas négligeable, mais c'est vraiment peu. Une aumône pour les seniors. Ceux qui tirent le diable par la queue auraient reçu un petit pécule, mais très modeste pécule, supplémentaire et ils n'auraient pas sauté de joie. Les autres verraient tomber cette somme dans leur escarcelle avec une certaine indifférence... Cet argent n'améliorera vraisemblablement pas les finances des plus démunis. Pourquoi ne pas verser d'AVS à ceux qui ont plus de 100.000 francs de retraite? L'économie réalisée pourrait alors être distribuée entre les moins riches. Donc le rejet de cette "réformette" est plus que justifiée et vient à juste titre sanctionner les propositions d'un monde politique un peu coupé de la base.

Et ensuite, faire passer l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans... On rêve !On se demande quelle électrice pourrait adhérer à cette proposition farfelue. Ce serait un autogoal. Allez voir chez nos voisins, ils sont mieux traités que nous, ce qui ne les empêche pourtant pas de râler.

Bien sûr que j'ai voté non, d'autant plus qu'il aurait fallu attendre 2020 pour voir ces réformes effectives. A ce moment-là, le coût de la vie aura peut-être pris l'ascenseur. Cette "amélioration" serait alors un pet dans l'eau.

Quand est-ce que nos politiciens proposeront des mesures réellement efficaces, solidaires et démocratives ?

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06/09/2017

Bonne pomme

pomme.pngIl ne s'agit pas ici de conseils arboricoles, ni de  cataloguer les qualités des grannys, reinettes et autres boskoops. Pas du tout, la bonne pomme c'est Gérard Depardieu  dans le film éponyme. Un Gégé tout rond, tout sympa, tout avenant, prêt à rendre service  et à prêter de l'argent. Il est accompagné, de Catherine Deneuve , quelque peu déboussolée par les aléas de la vie. Lui, c'est un garagiste à la recherche d'un établissement à reprendre; elle "gère" un hôtel-restaurant où l'a parquée son amant pour l'avoir sous la main. Manque de pot, peu après il casse sa pipe dans un accident de voiture et voilà la belle Catherine perdue dans ses chambres et ses casseroles.

Ces deux  égarés de la vie  vont faire une rencontre improbable et sympathiser en toute simplicité. Je vous raconte pas le film, bien français, léger et parfois  grave. L'actrice a pris quelques rides et gagné en rondeurs, mais elle est toujours belle et sculpturale. Dans ce contre-rôle, elle est parfaitement à l'aise. Elle s'y coule avec une étonnante simplicité.

Quant à Gérard, épais et délicat à la fois, il est le parfait pendant du bon type face à une femme égarée dans un bled perdu. Il se multiplie en quatre pour aider une créature à côté de ses pompes et un brin alcoolique... Un film où on ne se prend pas la tête. On se laisse emporter par une histoire de tous les jours ou presque!

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27/08/2017

Mécréante ou pas

Protestante, j'ai tout fait bien... L'école du dimanche, la première communion, maîtresse d'école du dimanche, enseignement de la religion en primaire, mariage à l'église et parcours protestant bien balisés de mes enfants... Et pourtant, maintenant, tout ça me semble dans les oubliettes. Pourquoi, la faute à qui? Personne en particulier, mais la vie qui va et qui vient comme un ressac, emporte parfois les convictions et change les croyances. Pourtant, je suis attachée à l'enseignement de la bible, mais à ma façon. Présomptueux? Peut-être.

Bref, j'aime aller au Musée de la Réforme et admirer Calvin dans ses œuvres. Mais le reste?

Il faut dire que l'église (protestante toujours) n'aide pas beaucoup. Vous recevez à la maison des informations et un bulletin trimestriel, mais  toujours avec une demande de fonds et un bulletin de versement. C'est normal, l'église a besoin de vous pour survivre. Mais c'est lassant, on vous prend pour un mécène permanent. Malade pendant dix ans, mon mari n'a jamais vu l'ombre d'un pasteur. Il paraît qu'il faut solliciter une visite. Mais dans ces cas-là, il y a tant de choses médicales à penser et à résoudre que vous faites l'impasse sur le reste. Donc, oui, un peu déçue de l'église; mais je ne nie pas ma responsabilité.

Pourtant protestante un jour, protestante toujours. De charmantes dames d'une secte très convenable m'ont entourée de leur attention et tenté très diplomatiquement de m'attirer dans leurs filets. Peine perdue, je reste fidèle aux enseignements et aux croyances de mon enfance, sans les pratiquer au vu et su de tout le monde. Alors pas pratiquante, avec des idées un peu déviantes des textes de base, suis-je pour autant une mécréante? A vous de voir!

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