08/11/2017

Debout les seniors

Récemment dans notre journal préféré, je ne sais plus quelles instances recommandaient de pas plus céder sa place aux aînés dans les transports. Sous prétexte que ça les aiderait à améliorer leur équilibre dans les virages secs, les brusques coups de frein et d'accélérateur. Non, les chauffeurs des TPG ne conduisent pas comme des voyous, mais les aléas de la circulation ne leur laisse parfois pas le choix d'une conduite douce et régulière.

Tout-à-fait d'accord d'entraîner les aînés à maîtriser les mouvements de leur corps, mais surtout pas dans ces circonstances. Imaginez un bus bondé, un arrêt inopiné et les aînés vont gicler, au mieux, sur les genoux d'un voyageur ou, ou pire, sur le plancher ou dans les mains courantes. Avec le résultat qu'on peut imaginer: fractures diverses, dont celle du col du fémur n'est pas à exclure, blessures au visages et mille autres bobos difficiles à recenser. Responsable? Les TPG, qui ont sûrement une bonne assurance.
Ne risquons pas tous ces désagréments en suivant des conseils débiles et pas du tout adaptés à la situation. Si vous pensez être assez solides pour résister au cahots de la circulation, cédez votre place aux aînés. Ils seront reconnaissants et soulagés de rouler en sécurité. Et vous, vous exercerez votre corps à suivre avec élasticité les mouvements du véhicule. Cela pourra toujours vous servir pour plus tard, quand vous serez moins vert...

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02/11/2017

Proches aidants: vocation ou obligation

Le conseiller national Jean Christophe Schwaab quitte la politique parlementaire pour s'occuper de son fils atteint de trouble du développement. C'est une décision qui mérite d'être saluée. Mais elle ne doit pas masquer les centaines de proches aidant qui oeuvrent dans l'ombre et souvent dans la peine et le désarroi. Schwaab a eu le choix. Sa femme continue d'exercer la médecine et le couple ne manquera pas de moyens.

Moi, je pense à toutes les femmes et les hommes qui accompagnent, parfois de longues années, un conjoint dont la santé se dégrade petit à petit et dont les revenus sont modestes. Ils ne font pas la une des journaux, mais agissent dans la discrétion et le plus parfait anonymat. Oui, ils sont aidés par l'IMAD, le service de soins à domicile, parfois par l'assistante sociale de leur commune, rarement par le pasteur ou le curé de service. Les visites des amis soulagent temporairement le couple, mais elles se font rares.

Alors ces proches aidant, d'ailleurs plus souvent l'épouse que le mari, ne comptent ni leurs heures, ni leur peine. Ils ne se plaignent pas, mais jugent leur assistance normale. Ils s'épuisent souvent, car la tâche dure de longues années. Ils vieillissent, perdent un peu de leurs forces, mais ne lâchent pas prise. Ils ne demandent rien à la société et cherchent seuls des solutions aux multiples problèmes qui se posent quotidiennement. Ceux-là mériteraient, non pas un article dans le journal, ni une médaille, mais un soutien moral et financier de la part des autorités ou des nombreuses associations qui s'occupent des personnes âgées. On vous répondra: "Si vous voulez de l'aide, il faut la demander". Oui mais où et de quelle sorte? Bref, la question est délicate, voire difficilement soluble. Alors, proches aidant, soyez bénis, ne perdez pas courage et finalement ne comptez que sur vous mêmes.

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18/10/2017

Merci l'assurance

On l'attendait cette hausse des primes maladie, mais chaque fois, je suis choquée par les proportions qu'elle prend.

Ma prime a passé le seuil psychologique des 500 francs, soit 531,20 francs pour une franchise annuelle de 500 francs. Pour avoir le droit de séjourner en salle commune. Et bien, moi je trouve tout cela exagéré et même plus. Si cela continue à augmenter où va-t-on gicler? Et dans ce processus, les 70 francs de supplément qu'on nous avait laissé espérer pour l'AVS (et qui n'ont pas été votés) n'aurait pas fait long feu. Râler, c'est pas constructif, mais là c'est l'impasse. Que faire sinon sortir les mouchoirs? Vivement une caisse cantonale ou même fédérale.

Une fois de plus, je pense que les coûts de la santé pourrait être contenus. Les urgences sont pleines à craquer de rhumes, de bleus bénins et de pleurnicheurs en tout genre. Les séjours hospitaliers devraient être raccourcis et même supprimés pour les cas qui peuvent se traiter en ambulatoire. Quant aux médicaments, il faudrait se tourner plus fréquemment vers les génériques.

Je ne dis pas que tout est superflu, bien au contraire. Merci les spécialistes, les chirurgiens de pointe et les équipements efficaces et modernes. Mais un peu plus de retenue et de discernement dans les traitements (si c'est possible) serait bienvenu.

Dorénavant, la salle commune me coûtera bientôt autant que le séjour en privé, il y a quelques années. Soyons fataliste et remercions le ciel d'être soigné à prix d'amis (!) dans les meilleures conditions possibles.

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