23/04/2017

Les bouchons, connais pas...

imagesY8FUCCRZ.jpgLes vacances sont finies, mais elles sont en partie bousillées par les nombreuses heures d'attente dans les bouchons de retour. Une calamité qui se répète d'année en année. Le Touring et les polices des divers cantons concernés donnent pourtant des conseils avisés, mais les vacanciers n'ont font qu'à leur tête. Ils doivent quitter leur pension méditerranéenne à 10 h pile, ils replient leur tente très tôt, mais elle fait de la résistance, ils embrassent leur famille du sud des Alpes dès potron-minet. Bref, ils ont l'impression de faire tout juste pour éviter ces satanés et répétitifs ralentissements. Au début de leur retour, bingo, tout roule comme sur billard. L'horizon est dégagé et le soleil inonde un paysage bucolique. On chanterait presque d'allégresse, si ce n'est que lundi boulot et école redémarrent.

Plus on se rapproche de la mère patrie, plus les voitures confédérées pullulent. A la frontière, tessinoise, les carrosseries flirtent les unes avec les autres. Après ce passage, ça ira mieux, tu parles... Le tunnel (Gothard ou Mont-Blanc) se dessine et plouf, tous les espoirs de fluidité fondent dans le magma de la circulation. 2-3-6 heures d'attente: une abomination dans les vapeurs d'essence et le soleil au zénith.

Moi, les bouchons, je connais très peu. Pourquoi? Quitte à rentrer un jour plus tôt et à partir un jour plus tard, j'évite ces grandes migrations populaires. Je perds des heures de far niente? Peut-être, mais je gagne en sérénité et en sécurité. Et dans la vie qu'est-ce qui compte le plus? Arriver le plus vite possible au risque de s'ennuyer à la longue ou débarquer calme, reposé plein de pep et d'envies?

Mon choix est fait, je persiste, signe et me planterai sûrement la prochaine fois!

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21/04/2017

Merveille des impressionnistes

rose2.JPGLa Fondation de l'Hermitage à Lausanne a réussi un coup magistral en organisant une exposition des tableaux de la Fondation Bürhle. L'industriel zürichois a réuni, le siècle passé, une pléiade de peintures impressionnistes et post-impressionnistes, Ces œuvres magistrales sont à contempler pour quelques mois à Lausanne. Elles iront au Japon, puis rejoindront le Kunst Museum du bord de la Limmat.

Si on peut se poser des questions sur l'acquisition parfois pas très catholique de certaines pièces de la collection, elles n'en restent pas moins exceptionnelles et extraordinaires. Car où trouver rassemblées en un seul lieu des toiles aussi rarement montrées au public.

Les salles de l'Hermitage conduisent le visiteur des jardins enchantés de Monet et de Renoir aux délicats portraits tout en finesse ce de dernier (photo: jeunes filles au chapeau). Le semeur de Van Gogh côtoie une belle dame en bordure de rue de Pissarro. Le jeune homme au gilet rouge de Cézanne trouve un écho dans la femme couchée de Modigliani.

Ces peintures et toutes les autres sont si attirantes qu'on a de le peine à passer de l'une à l'autre et qu'un deuxième passage (ou plus) s'impose. Comment ne pas aimer ces couleurs parfois tendres et chatoyantes et parfois plus affirmées. Ces coups de pinceaux légers ou carrément  appuyés. Pas spécialiste de l'art pour un sou, je me promène avec grand bonheur dans ces cimaises.

Et ce n'est pas tout. Le regard peut encore se tourner vers les fenêtres de la maison où une vue tout aussi impressionniste s'encadre: le jardin de la Fondation avec ses plantes printanières et la vue au loin sur le lac surplombé de montagnes toutes bleutées dans la brume. Nourris d'art, nous dévalons au bord du lac pour ingurgiter un bon poisson surgi des eaux toutes proches. Puis regard et estomac repus, nous rentrons, un peu à regret.

Reportage au téléjournal samedi 21 avril à 19h30

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15/04/2017

Et si on se la jouait country?

 

 

 

 

IMG_1534 (3).JPGMusique country. Ouais bof! Je ne  connais pas vraiment. Mais, on peut parfaire ses connaissances à tout âge. pas besoin de voler jusqu'au Texas; il fallait juste rouler quelques kilomètres jusqu'à Corsier. Dans une grange, Roger (Rodger) avait organisé un concert country avec en vedette Rose Whitney. Inconnue au bataillon!  Plein de curiosité, on débarque... Mais pas vraiment puisqu'on est passé tout droit devant la ferme. Demi-tour donc et cette fois, stop, c'est bon.

Le concert se déroule dans une grange sans chichi. Le patron sert ses vins avec pain fromage. Il ouvre lui-même chaque bouteille, en prenant soin d'en goûter consciencieusement le contenu. En première partie, un duo de country plus vrai que nature: robe et coupe de cheveux vintage pour elle, chapeau sur la nuque, chemise à tête de mort et boucle de ceinture brillante pour lui. Pas des voix d'opérette, mais des organes puissants et envoûtants.

Puis arrive la vedette, Rose Whitney herself, toute mignonne, guitare en bandoulière, accompagnée de deux musiciens et d'un bassîste de choc. Quelle âge a cette country woman? "Entre 18 et 38 ans", suppose ma voisine. Bingo, elle est née en 86. De cette frêle silhouette sortent des les sons un peu rocailleux de country pure jus. Elle a du coffre, cette petite. Dommage que le batteur maltraite aussi violemment ses instruments, il lui casse un peu la voix. Elle fait défiler une ionne partie de son répertoire. Le public, tout émoustillé, ne tient pas en place. On danse, on se balance, on se trémousse, on tape des mains, claque des doigts. Plus personne ne tient en place. L'ambiance monte de quelques degrés pendant que la chanteuse si fine et frêle lance ses notes avec vigueur et conviction. Un bien beau moment de country dans la country genevoise. Un dépaysement garanti et bienvenu.

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