06/10/2017

Examens médicaux superflus

Le coût de la santé...! Et son corollaire: l'augmentation des primes maladie. La faute à qui? A nous les patients, bien sûr. Assis sur notre confort, nous faisons un pet de travers et tout de suite, nous consultons. Le diagnostic est vague et pas vraiment convaincant? Alors vite une radiographie. Pas assez parlante, elle est complétée par une IRM, suivie peut-être d'un scanner. Ces appareils sophistiqués coûtent une fortune et pour amortir ces sommes énormes, il faut les utiliser un maximum. Dans ce contexte, personne n'est coupable. Le médecin souhaite préciser son ressenti et c'est tout à son honneur. Le "client", lui perdu dans les termes médicaux que la lecture d'Internet lui a inculqués, se croit déjà à l'agonie. Alors les examens approfondis mettent tout le monde d'accord et posent un diagnostic plus précis et souvent beaucoup plus rassurant. Mais tout ça a un prix: les assurances maladie paient les factures souvent sans problèmes.

Mais pourquoi, les habitants de Schwytz dépensent moins pour la santé que ceux de Genève. Ils ne jouissent certainement pas d'une santé de fer. Mais dans ce canton, il n'y a pas d'hôpitaux universitaires, ni de cliniques sophistiquées et sur-équipées. Alors, les examens sont moins courants. Et pourtant, la mortalité n'y est pas plus élevée que chez nous.

Mammographie, gastroscopie, et autres joyeusetés y sont certainement moins pratiquées... Alors que faire?

Bannir ces pratiques onéreuses? Pas-du-tout, mais réfléchir un peu plus à leur véritable nécessité. Tout le monde n'en sera pas médicalement pénalisé et votre assurance vous dira (peut-être) merci. Mais les coûts de la santé pourraient diminuer, ce qui ne déplaira pas à votre porte-monnaie.

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24/09/2017

Pas d'aumône pour les seniors

Rejetée par une courte majorité, la réforme de l'AVS n'aura pas lieu, en tout cas pas durant cette décennie.

Mais de quoi on parle? Augmenter de 70 francs la prime mensuelle, ce n'est pas négligeable, mais c'est vraiment peu. Une aumône pour les seniors. Ceux qui tirent le diable par la queue auraient reçu un petit pécule, mais très modeste pécule, supplémentaire et ils n'auraient pas sauté de joie. Les autres verraient tomber cette somme dans leur escarcelle avec une certaine indifférence... Cet argent n'améliorera vraisemblablement pas les finances des plus démunis. Pourquoi ne pas verser d'AVS à ceux qui ont plus de 100.000 francs de retraite? L'économie réalisée pourrait alors être distribuée entre les moins riches. Donc le rejet de cette "réformette" est plus que justifiée et vient à juste titre sanctionner les propositions d'un monde politique un peu coupé de la base.

Et ensuite, faire passer l'âge de la retraite des femmes de 64 à 65 ans... On rêve !On se demande quelle électrice pourrait adhérer à cette proposition farfelue. Ce serait un autogoal. Allez voir chez nos voisins, ils sont mieux traités que nous, ce qui ne les empêche pourtant pas de râler.

Bien sûr que j'ai voté non, d'autant plus qu'il aurait fallu attendre 2020 pour voir ces réformes effectives. A ce moment-là, le coût de la vie aura peut-être pris l'ascenseur. Cette "amélioration" serait alors un pet dans l'eau.

Quand est-ce que nos politiciens proposeront des mesures réellement efficaces, solidaires et démocratives ?

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06/09/2017

Bonne pomme

pomme.pngIl ne s'agit pas ici de conseils arboricoles, ni de  cataloguer les qualités des grannys, reinettes et autres boskoops. Pas du tout, la bonne pomme c'est Gérard Depardieu  dans le film éponyme. Un Gégé tout rond, tout sympa, tout avenant, prêt à rendre service  et à prêter de l'argent. Il est accompagné, de Catherine Deneuve , quelque peu déboussolée par les aléas de la vie. Lui, c'est un garagiste à la recherche d'un établissement à reprendre; elle "gère" un hôtel-restaurant où l'a parquée son amant pour l'avoir sous la main. Manque de pot, peu après il casse sa pipe dans un accident de voiture et voilà la belle Catherine perdue dans ses chambres et ses casseroles.

Ces deux  égarés de la vie  vont faire une rencontre improbable et sympathiser en toute simplicité. Je vous raconte pas le film, bien français, léger et parfois  grave. L'actrice a pris quelques rides et gagné en rondeurs, mais elle est toujours belle et sculpturale. Dans ce contre-rôle, elle est parfaitement à l'aise. Elle s'y coule avec une étonnante simplicité.

Quant à Gérard, épais et délicat à la fois, il est le parfait pendant du bon type face à une femme égarée dans un bled perdu. Il se multiplie en quatre pour aider une créature à côté de ses pompes et un brin alcoolique... Un film où on ne se prend pas la tête. On se laisse emporter par une histoire de tous les jours ou presque!

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