27/11/2017

Belle-Idée et les requérants

Pas de chance... La commune de Thônex voit son recours contre le projet de centre de requérants à Belle-Idée rejeté par La Cour de justice. Un recours des voisins connait le même sort. De qui se moque-t-on? Dans une zone villa, qui devrait à terme être classée en parc public et en zone agricole, on implante quatre bâtiments en bois sur trois niveaux de quarante mètres de long. Soi-disant pour une durée de seulement dix ans. Mais on connait ces constructions provisoires qui n'en finissent pas d'exister. Et le prix: 20 millions! Alors qu'on lime sur tous les budgets et qu'on prive bien des institutions d'intérêts publics de subventions. On n'est pas à une contradiction près.

De plus, il y a deux poids, deux mesures. A Onex, un projet de centre de requérants a été abandonné, car estimé non-conforme au plan localisé de quartier. On se pince; pourquoi à Thônex dans une zone villa promise à passer en parc public et zone agricole, on autorise ce qui est refusé ailleurs.

Est-ce que la coexistence de 370 migrants avec les patients d'un hôpital psychiatrique est vraiment une bonne chose. Ces deux populations sont-elles compatibles?

Et la commune verra ses charges augmenter, car la voirie, les dessertes et les bâtiments scolaires viendront gonfler son budget. Et enfin, peut-être dernier argument: le flot des réfugiés est en train de diminuer, donc même avec des centres qui vont fermer, il devrait y avoir assez de place. Trop de prévoyance n'est pas souhaitable, elle risque d'être inutile.

Héberger des migrants près de chez soi.? Pas de problèmes, mais pas autant et pas avec tant d'emprise sur un terrain promis à la verdure

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10/10/2017

Une ferraille "artistique"

Sur le devant de la scène: une station service de l'autoroute blanche, datant de 1970 et jouxtant la sortie vers Thônex, tout de suite après la douane de Vallard. Le décor: en surplomb, une armature tubulaire, toute rouillée, en passe d'être démontée. Le chantier a déjà débuté et reste scotché depuis plusieurs mois. Les personnages: d'un côté les automobilistes et les Thônésiens choqués par cette "mocheté innommable" et de l'autre l'Office cantonal du patrimoine et des sites, qui veut inscrire la chose à l'inventaire, donc la conserver. La raison? Ce n'est pas un montage banal, mais une œuvre "artistique" de l'architecte genevois Jean-Marc Lamunière. Une vive lutte est donc engagée entre les deux parties qui font valoir des arguments de poids.

Quant à la tubulure, pendant ces palabres sans fin, elle risque de s'effondrer rongée par le poids des ans. D'ailleurs les lieux sont encagés pour éviter tout accident. Mais l'Office du patrimoine n'en démord pas: il faut protéger et reconstruire à l'identique la belle marquise rouillée, c'est un devoir citoyen pour protéger l'héritage architectural d'un architecte connu.

Le coût de l'opération: deux petits millions qui vont certainement tomber du ciel en même temps que la dite œuvre d'art. Voilà, mais pour rester dans la ligne démocratique chère à notre pays, je propose que la question soit mise au vote. On verrait alors qui gagne. Le bon sens ou la volonté de rêveurs patentés!

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